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En 6 minutes, cette start-up imprime en 3D vos ballerines... à partir de bouteilles plastique

Par I Publié le 16 Juillet 2016

Rothy est une jeune marque née à San Francisco, qui commercialise des ballerines "cousues" à partir de bouteilles plastique usagées. Chaque paire est fabriquée en six minutes et peut être recyclée lorsqu'elle est usée.


La ballerine Rothy, disponible à bout rond et à bout pointu, en différents coloris. (Crédit : Rothy)
La ballerine Rothy, disponible à bout rond et à bout pointu, en différents coloris. (Crédit : Rothy)
Vêtements, bouteilles de parfum, capsules de café... De plus en plus de marques encouragent les clients à recycler leurs produits après usage. D’autres les conçoivent carrément à partir de matière recyclée. C’est le cas de Rothy, une nouvelle marque de chaussures composées de bouteilles d’eau recyclées et fabriquées à l'aide d'une imprimante 3D.
 
Il a fallu plusieurs années de recherche à ses deux fondateurs, Roth Martin et Stephen Hawthornthwaite, basés à San Francisco, pour parvenir à fabriquer LE produit qui, selon eux, répond au mieux aux besoins de production, aux critères de design et de durabilité du consommateur de notre époque.

La ballerine Rothy, disponible à bout rond et à bout pointu, se décline dans différents coloris. Les bouteilles plastique qui la composent sont récupérées, puis transformées en un filament continu. Ce dernier est ensuite expédié en Chine, où il alimente des imprimantes 3D qui n'ont besoin que de six minutes pour en faire une paire de ballerines. Le tout dans une matière souple et ultra-respirante, assurent les deux créateurs californiens.

Ses concepteurs disent "tricoter" des chaussures en 3D sans gaspillage aucun". (Crédit : Rothy)
Ses concepteurs disent "tricoter" des chaussures en 3D sans gaspillage aucun". (Crédit : Rothy)

"Presque pas de déchets"

"Avec notre processus, nous 'tricotons' des chaussures en 3D sans gaspillage aucun",  explique Roth Martin, cofondateur et directeur créatif de la start-up au site américain FastCoExist :
 
"Nous avons élaboré un logiciel grâce auquel notre imprimante sait en amont la quantité exacte de matériel dont elle a besoin pour créer la chaussure. Un peu comme une imprimante à jet d'encre classique, qui tirerait l'exacte quantité d'encre dont elle aurait besoin pour effectuer sa tâche, et la répéter à l'envi."

Si le processus, selon ses créateurs, ne génère "presque pas" de déchets, c'est que la chaussure sortant de la machine est (quasiment) prête à être portée. Sa partie supérieure est entièrement conçue à partir du filament de plastique recyclé, tout comme sa semelle intérieure, fixée à une mousse recyclable. Sa semelle extérieure est faite de caoutchouc naturel.

Des chaussures recyclées à nouveau recyclables

Selon Roth Martin, la chaussure épouse parfaitement le pied, sans lacets ni pièces additionnelles (sangle, élastique...). L'entrepreneur assure que sa ballerine donne l’impression de marcher dans un véritable tissu souple et non dans des bouteilles plastique recyclées. 

Ces ballerines sont lavables en machine, même à répétition, sans risque qu'elles ne changent de forme, comme en témoigne un journaliste du Times Magazine. Et si les chaussures ne plaisent plus à leur utilisateur, elles peuvent être à nouveau recyclées : il suffit de les expédier à PlusFoam, une start-up spécialisée dans le recyclage, qui est notamment partenaire de la marque Patagonia


Mais cette durabilité a un coût. La paire de ballerines à bout rond coûte 125 dollars (113 euros), celle à bout pointu 145 dollars (131 euros).
 





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