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Ma ville en transition

Europacity verra-t-il le jour ? La lutte entre partisans et opposants s'intensifie

Par I Publié le 29 Mai 2018

Ce projet de méga-complexe dédié au commerce et aux loisirs crée la discorde : les dernières terres cultivables près de Paris doivent-elles être bétonisées ? Retour sur les derniers rebondissements de cette affaire à laquelle "We Demain" consacre une enquête dans son numéro d'été.


Vue extérieure du titanesque projet Europacity (crédit : Europacity)
Vue extérieure du titanesque projet Europacity (crédit : Europacity)
Aux portes de Paris, entre les aéroports de Roissy et du Bourget, le groupe Auchan associé au conglomérat chinois Wang veut transformer 80 hectares de terres cultivés en un immense centre de loisir commercial. Un projet d'une envergure inédite depuis Disneyland Paris en 1992.

Voilà plusieurs années que la résistance s’est organisée contre cette "folie des grandeurs" et l’artificialisation de terres qui compte parmi les dernières cultivables de l’agglomération parisienne.

Alors que ses opposants mûrissaient un projet alternatif, exclusivement consacré au maraîchage, les concepteurs d'Europacity, soutenus pas des élus locaux, repensaient le leur... en y intégrant plus d'agriculture et de verdure.


Désormais, la bataille se joue aussi devant les tribunaux et à travers des manifestations. Retour sur ses derniers rebondissements.

Le collectif d'opposants face aux élus locaux

Dimanche 26 mai, sur le site tant convoité du triangle de Gonesse, plusieurs centaines d’opposants au méga complexe de loisirs et de commerces se sont rassemblés. Au même moment et à quelques kilomètres de là, les élus locaux ont réaffirmé leur soutien à Europacity, qui pourrait selon eux attirer 31 millions de visiteurs et créer 11 000 emplois.
 
Le Collectif pour le triangle de Gonesse a rappelé son opposition totale à la bétonisation de 280 hectares (soit la surface d'Europacity additionnée à celles de divers autres projets immobiliers) et s’est félicité de ses premières victoires. Début mars, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l’arrêté préfectoral créant la "zone d'aménagement concertée" (ZAC), pour cause d’une étude d’impact jugée insuffisante.

Par ailleurs plusieurs associations de commerçants ont pris partie contre Europacity, qui risque selon eux de détruire les commerces environnant et de transformer les villes alentours en cités-dortoir.

L'avenir de la "zone d'aménagement concertée" se joue au tribunal

Les élus du Val-d’Oise, qui revendiquent un "consensus transpartisan" autour du maire PS de Gonesse Jean-Pierre Blazy, ont au contraire défendu l’actualité de ce projet à 3,1 milliards d’euros qui permettrait selon eux le développement de cette zone déshéritée.

Mettant en garde contre le précédent de Notre-Dame-des-Landes, Jean-Pierre Blazy a déploré "l’intégrisme écologique", et rappelé que l’État et Grand Paris Aménagement avaient fait appel, le 9 mai, de l’annulation de la ZAC. La bataille continue...






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