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Geovelo, une appli pour optimiser ses trajets en vélo

L’application Geovelo propose aux cyclistes les itinéraires les plus rapides et les plus sûrs. L’objectif de ce "Waze du vélo": encourager les Français à utiliser davantage la petite reine, le week-end ou pour aller au travail.

Par Samuel Marro I Publié le 6 Septembre 2019


Geovelo a reçu le Prix innovation Sécurité Routière 2019. ( Crédit : Shutterstock)
Geovelo a reçu le Prix innovation Sécurité Routière 2019. ( Crédit : Shutterstock)

Jeudi 20h, j'enfourche mon vélo. Depuis la place de la Bastille, à Paris, je dois rejoindre la Cité Universitaire (XIVe arrondissement). Google Maps me promet d’arriver en 22 minutes en passant par des zones risquées et peu agréables comme l’intersection de la gare d’Austerlitz ou le rond-point de la Place d’Italie.

Je consulte donc une autre application : Geovelo propose quant à elle un trajet de 24 minutes qui me fait passer par plusieurs petites rues et voies cyclables plus adaptées aux cyclistes. Résultat, j’arrive en vingt minutes et je n’ai quasiment pas croisé une voiture sur mon chemin !

Voilà le principe de Geovelo : depuis 2010, le site propose à ses utilisateurs des parcours sécurisés et agréables, qu’importe votre niveau ou votre type de vélo. "L’idée, c’est d’aider tous les cyclistes, que ce soit celui qui va au travail en vélo tous les jours, ou celui qui va juste se faire une balade le week-end”, détaille Antoine Laporte-Weywada, directeur du développement de Geovelo.

Un objectif louable alors que le nombre d'accidents de vélo à Paris a augmenté de 63,3 % entre janvier et avril 2019, selon la préfecture de Police de Paris. Geovelo a d'ailleurs reçu le prix "Innovation" de la Sécurité routière en 2019, ainsi que le Prix européen de la start-up innovante de la mobilité.


Une application collaborative

Pour être performante, Geovelo utilise OpenStreetMap, base de données cartographiques ouverte, connue comme le Wikipédia de la cartographie. Elle est également devenue partenaire de 19 métropoles, dont Paris, Lyon et Genève depuis cet été. Les villes l’alertent en cas de modifications des routes (nouvelles pistes cyclables, travaux, routes barrées…).

De leur côté, les usagers peuvent aussi signaler les problèmes rencontrés sur la route afin que l’entreprise les remonte aux agglomérations. Les cyclistes peuvent avertir les futurs utilisateurs d’un nid de poule, d’un parking pour vélo ou même d’un oubli de cartographie. Ce système, qui consiste à faire participer une communauté au fonctionnement d'une application, est appelé crowdsourcing. "Les informations des utilisateurs, nous en recevons tous les jours !”, se réjouit Antoine.

Plus de vélo pour aller au travail

Grâce à ce travail collaboratif, Geovelo a élargi son panel d’offres. Deux choix : l’offre “Smartcity”, axée sur le confort du cycliste, propose des balades thématiques autour de chez soi, indique les grandes voies cyclables de France (la Vélodyssée, la Loire à vélo, …) et à une plus petite échelle affiche les vélos en libre service mis en place par la ville, les différents points d’eau, les magasins de réparation ou gonfleur de roues à disposition. 

L’offre “Entreprise” promeut l’aspect collectif du sport. Elle permet de créer des communautés qui se challengent au sein d'une société, afin de réduire l' impact environnemental des trajets quotidiens. Mais aussi d'y mesurer l'usage de la petite reine, et notamment "l'indemnité kilométrique vélo".

Des offres de plus en plus prisées : Geovelo a déjà doublé son nombre d’utilisateurs fréquents en un an, passant d’environ 60 000 à 120 000.

Un outil bienvenu alors que la France ne compte que 3 % de cyclistes quotidiens, et que le Plan Vélo du gouvernement promet d'atteindre 9 % d'ici 2024.












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