Pris dans la toile

Grâce à un 6e doigt imprimé en 3D, cette jeune Anglaise veut "augmenter" nos mains

I Publié le 17 Juillet 2017


Qu'ils nous servent à envoyer frénétiquement des textos ou, simplement, à ouvrir une porte, nos pouces nous sont indispensable. Alors, pour plus d'habileté, pourquoi ne pas s'en offrir un troisième ?
 
C'est ce qu'a voulu expérimenter Dani Clode, designeuse diplômée du Royal College of Art de Londres, à travers son projet Third Thumb. La jeune femme a mis au point une prothèse de doigt bionique qui s'installe, tel le sixième doit d'une main, à l’opposé du pouce.

Imprimé en 3D, cette prothèse se fixe grâce à un bracelet composé d'un moteur et d'une batterie. Le pouce bionique est ensuite commandé par des capteurs de pression à placer sous le talon de votre chaussure. Une sorte de pédale miniature équipée d'une connexion Wi-Fi, qui, en fonction de la pression qu'on y exerce, permet de plier son nouveau pouce à volonté.

Mais à quoi ça sert ?

La création de Dani Clode n'a rien à voir avec les prothèses traditionnellement conçues pour remplacer un membre cassé ou défaillant. La créatrice a simplement souhaité repenser la manière de concevoir les prothèses en explorant les possibilités d'ajouter des capacités au corps humain.
 

"L’origine du mot prothèse veut dire ‘ajouter, mettre sur’ et non pas réparer ou remplacer, mais vraiment étendre, prolonger, explique la jeune designeuse au magazine Deezen. Le Third Thumb s’appuie sur cette définition du mot en explorant un agrandissement et visant à redéfinir les prothèses comme des extensions du corps."


Jouer de la guitare, bâtir des jeux, saisir d'avantage d'objets... Le pouce bionique pourrait, selon elle, remplir bien des missions. À nous, pauvres humains à 10 doigts, de juger de l'efficacité de cette création qui reste – pour l'heure – un gadget.











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