Planète

J'ai fait Paris-Venise en train, et la planète me dit merci

Par Sidonie Sigrist I Publié le 4 Septembre 2020

LA REVUE. Arrêter de prendre l’avion ne veut pas dire arrêter de voyager. Loin du tarmac, notre journaliste a redécouvert les plaisirs des préparatifs et du déplacement. Elle nous partage trois de ses bons plans "slow voyage", dont une escapade à Venise.


(Crédit : Shutterstock)
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Retrouvez les autres itinéraires de Sidonie dans notre numéro d'automne, disponible en kiosque et sur notre boutique en ligne.

Pendant des années, Sidonie a fantasmé sur les îles du Pacifique, traquant les offres des compagnies low cost pour s'envoler à l'autre bout du monde à moindre frais.

Seulement voilà... Rapport du GIEC après rapport du GIEC, 2018 est arrivée, et avec elle une certaine "flygskam" - ou "avihonte" - provoquée par l’impact désastreux du transport aérien sur le réchauffement planétaire. Il a fallu faire le deuil de l'avion. Depuis, cette easyjeteuse repentie parcourt l'Europe en train, et ne s'en trouve pas plus mal.

Pour vous donner une idée – et des envies –, elle nous partage son itinéraire Paris-Venise en comparant son bilan carbone avec celui d'un aller-retour en avion.
 

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Pour notre week-end à Venise, c’est le train de 19 h 15 au départ de la Gare de Lyon qui nous intéresse : le seul à relier directement la capitale à la cité des Doges. Pour info, ce même train dessert aussi Vérone, Padoue et Milan.

Éviter les 
correspondances nocturnes ou matinales n’est pas forcément un luxe. Les billets directs, pris relativement en avance, sont moins chers que les indirects. Le prix varie en fonction du confort choisi : plus il y a de couchettes dans le compartiment, moins le prix sera élevé. Il y a donc la possibilité de choisir entre 2, 4 ou 6 couchettes et d’opter pour un compartiment mixte, masculin ou féminin (un plus pour les voyageuses seules). 

Drap house, oreiller, couverture et même une petite bouteille d’eau sont fournis. Le seul inconfort du voyage peut être le réveil à l’aube, par la douane, une fois la frontière italienne franchie. Mais ce n’est pas systématique. Vive l’Europe !

Pour le reste, ce train est doté d’un wagon-restaurant, avec places assises et prix très abordables. Et surtout : il y a une vraie machine à café, pour se mettre à l’heure italienne. Le vrai luxe est cette arrivée "par la mer", comprendre via le Ponte della Libertà, qui relie le continent à la ville par la lagune. La Sérénissime se révèle alors par la vitre du compartiment, et sitôt le train à quai à la gare Santa Lucia, nous voilà au coeur de la ville, à quelques minutes du Rialto et de la place Saint-Marc, prêts à arpenter ruelles et canaux.

Le train du retour, celui du 
dimanche à 19 h 20 (seul direct) permet de profiter pleinement de la journée. En revanche, l’arrivée à Paris à 10 h 57 peut être tardive pour celles et ceux qui enchaînent sur leur journée de travail. Un panettone excusera votre retard – sinon, plus sage, privilégiez le train indirect pour une arrivée à 9 h 37.

Bilan de ce Paris-Venise 
  • en avion (à partir de 58 euros) : 530 kg de CO2 par passager
  • en train (à partir de 58 euros) : 60 kg par passager












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