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"J'irai manger chez vous" : après le couchsurfing, voici le foodsurfing

Par I Publié le 19 Juillet 2016

Et si vous profitiez des vacances pour découvrir autrement la cuisine de l'endroit que vous visitez ? C’est ce que proposent plusieurs sites de "foodsurfing". Leur objectif, contrairement aux réseaux d'hébergement sur canapé, n'est pas de dormir mais de... dîner chez des inconnus.


Pour découvrir la culture d’un pays, rien de tel qu’un repas chez l’habitant. (Crédit : Adélie Vernhes)
Pour découvrir la culture d’un pays, rien de tel qu’un repas chez l’habitant. (Crédit : Adélie Vernhes)
Pour découvrir la culture d’un pays, rien de tel qu’un repas chez l’habitant. Seulement, il n’est pas toujours facile de s’y faire inviter. C’est ce que proposent plusieurs sites de "foodsurfing", référence au fameux réseau d’hébergement sur canapé. Sauf qu’ici, le but n’est pas de dormir mais bien de dîner chez des inconnus afin de découvrir leur cuisine.
 
"Dans la vie, j’ai pas mal voyagé. Puis je me suis arrêté à Paris et je trouvais sympa de recevoir des gens du monde entier pour retrouver cette ambiance que j’ai connue dans plusieurs pays", explique Manu.

Ce jeune Parisien est hôte sur VizEat. Comme les 17 000 autres membres du réseau, il reçoit régulièrement des touristes ou des Français de passage.

Fondé en 2014 par Camille Rumani et Jean-Michel Petit, VizEat est aujourd’hui présent dans 65 pays et est en passe de devenir le leader mondial du secteur, après avoir acquis ses concurrents Cookening et Beyond Croissant.

Une assurance en cas d'intolérance alimentaire

​"C’est lors d’un voyage à Shanghai, où j’ai été saisie par l’hospitalité des Chinois, que l’idée m’est venue. Je voulais revivre cette expérience", explique Camille Rumani.

Pour réserver un repas sur le site, il suffit de chercher un hôte dans sa ville et de lui envoyer une requête personnalisée, comme sur Couchsurfing. Seule différence : le service est payant. Comptez en moyenne autour de 25 euros par repas, dont 15 % reviennent à la plateforme. Accusée de concurrence déloyale par les syndicats de restaurateurs, la jeune entrepreneuse se défend :
 
"Ça n’a rien à voir avec un resto clandestin car, tout d’abord, l’hôte et ses invités mangent à la même table et parce que le prix affiché n’est qu’une participation aux frais."

Difficile, en effet, de faire fortune pour des hôtes tenus de faire vivre un voyage culinaire au visiteur.
 
"En moyenne, nos hôtes ne reçoivent chez eux qu’une fois par mois. C’est pour eux un moyen de découvrir des personnes d’autres horizons", explique Camille Rumani.

Et en cas d’indigestion ? "Les convives sont assurés à hauteur de 250 000 euros." De quoi voir venir, en cas d’intolérance à une spécialité locale !





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