Société-Économie

Ke Xu, évangéliste de la blockchain : "trouver de l'argent n'est jamais un problème"

Par Cyril Fiévet I Publié le 28 Août 2018

Nés dans les années 1990-2000, ils sont déjà des stars de la nouvelle industrie blockchain. Portraits de ces jeunes prodiges qui veulent changer le monde et font déjà fortune grâce à la technologie. Second volet de notre série avec Ke Xu.


Ke Xu, 23 ans. (Crédit : We Demain)
Ke Xu, 23 ans. (Crédit : We Demain)

C’est durant ses études aux États-Unis et en Grande-Bretagne qu’elle commence, en 2013, à "miner" du Bitcoin (c’est-à-dire en générer grâce à de puissants ordinateurs) et comprend le potentiel des blockchains. Puis Ke rentre en Chine et, à 20 ans, crée sa première entreprise, ERA, un réseau social sur mobile où les usagers se rémunèrent entre eux. L’appli fait un carton : 10 millions d’utilisateurs dès la première semaine.

L’entreprise est rapidement vendue, conduisant Ke à en créer une autre, Nome Labs, qui lance en 2017 CryptoDogs, un jeu basé sur Ethereum et directement inspiré des CryptoKitties, ces chatons virtuels en exemplaire unique que l’on peut collectionner et faire se reproduire pour spéculer sur leur valeur future. Nouveau carton : dès le premier jour, le site enregistre des ventes de plusieurs milliers d’ethers (plusieurs millions d’euros)… pour les cryptochiens.

Depuis décembre, elle se concentre sur ONO, un réseau social décentralisé bâti sur la blockchain EOS, codirigé par ses usagers, pour moucher les géants existants jugés "exagérément commerciaux". "Je veux connecter les gens entre eux, d’une façon démocratique, ouverte et décentralisée. Je veux récompenser l’attention par la valeur", explique-t-elle.

Évangéliste des blockchains, accordant volontiers de longues interviews vidéo sur YouTube, elle se transforme parfois en femme fatale pour ses besoins marketing, dirige une équipe de dizaines de développeurs et sait convaincre de gros investisseurs. Ke est aussi joueuse de poker, et elle l’assure : "Trouver de l’argent n’est jamais un problème". Pour elle.













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