2030


Pourquoi 2030 ?

Parce que cette année marque le point d’aboutissement utilisé pour signifier l’atteinte des objectifs des convergences. Intelligence artificielle, véhicules électriques et autonomes, transition énergétique, priorités environnementales : 2030 sera un point de passage sinon d’aboutissement,
le moment où le XXe siècle sera véritablement entré dans le XXIe.


EDITO

"2030", la newsletter qui permet d’anticiper le futur à travers les meilleurs travaux de prospective. Elle se nourrit d’un réseau international d’excellence dans l’objectif simple de vous fournir un outil d’accès rapide aux grandes évolutions du monde. Celles-ci sont en effet la trame qui structure la feuille de route des entreprises à ambition globale.



Le déclin de Silicon Valley est-il irréversible et quels en sont les responsables ?

Marc Giget

Le déclin de Silicon Valley est devenu un thème très tendance dans le débat américain. De nombreux analystes apportent leur contribution au débat, tant quantitatif que qualitatif.


Si le phénomène de déclin est réel et bien mesuré, le sujet de sa réversibilité ou non est très polémique, et plus encore la question des responsables de cette évolution.

Parmi les coupables désignés :
  • L’administration Trump et sa politique anti-immigration, anti-technologique et qui nie les grands enjeux sociétaux dont notamment le réchauffement climatique et chasse les innovateurs vers d’autres pays.
  • La Chine et l’Inde qui réduisent leur financement en Californie et attirent chez eux les meilleurs talents.
  • Les GAFAS, dont les politiques monopolistiques et les recrutements des élites assèchent les initiatives locales.
  • Les Universités, qui se coupent à nouveau des entreprises.
  • Les banques et investisseurs, trop court-termistes, obsédés par leurs ROI, qui financent moins la prise de risque.
  • La génération montante, moins entrepreneuriale que la précédente et plus tournée vers sa vie privée.
  • La monoculture, la standardisation et la gamification des business models (applis 2.0) et donc la perte de la biodiversité et de la richesse de l’entrepreneuriat.
  • Le déclin moral de la vallée, où le mythe de « changer la vie » a laissé place à une technologie de plus en plus intrusive et anti-démocratique, devenue un outil d’enrichissement considérable d’une petite minorité sans souci du bien commun et de plus en plus rejetée par la société américaine au profit d’engagements vers l’économie sociale et solidaire et la recherche de sens.
     
A noter que le phénomène de forte diminution du nombre de start-ups n’est pas spécifique à  la Silicon Valley et observable dans le monde entier. Il s’agit essentiellement d’une phase de concentration consolidation.


Voir une sélection d’une vingtaine d’articles en provenance des meilleurs médias et analystes américains, permettant à chacun de se faire une opinion sur ce sujet brûlant aux Etats-Unis, qui n’a pas encore traversé l’Atlantique. Le monde français de « la tech » restant fasciné par la Silicon Valley d’il y a quinze ans comme référentiel unique de l’innovation.