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Le gouvernement chinois encourage ses citoyens à consommer moins de viande

Par Natacha Delmotte I Publié le 6 Juin 2016

De nouvelles directives encouragent les Chinois à manger 200 grammes de viandes, poissons et produits laitiers maximum par jour. Si elles étaient respectées, les conséquences non seulement sanitaires, mais aussi écologiques, pourraient être significatives : Les spécialistes parlent d'une réduction de 1,5 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial.


Photo d'illustration (Crédit : Heartywizard/Pixabay)
Photo d'illustration (Crédit : Heartywizard/Pixabay)

Dans ses nouvelles directives alimentaires, la Commission nationale pour la santé et la plannification familiale chinoise encourage ses citoyens à consommer au maximum 40 grammes de viande par personne et par jour. Une réduction de 10 grammes par rapport à 2007, date de ses dernières directives en la matière, et qui s'explique entre autres par l'augmentation des problèmes d'obésité et de maladies chroniques en Chine.

Au total, les citoyens chinois sont encouragés à ne pas manger plus de 200 grammes de viande, de poisson ou de produits laitiers par jour, et ainsi à faire baisser de 33 % leur consommation globale de viande. Au niveau mondial, cela pourrait faire baisser jusqu'à 1,5 % les émissions de gaz à effet de serre, tout en aidant à préserver des ressources agraires et hydriques importantes.



Mais pour y parvenir, encore faut-il que ces directives soient suivies. Pour l'heure, on en est loin : en Chine, la consommation de viande et de produits laitiers est de 300 grammes par habitant et par jour, selon l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture.

Pire, selon des analyses relayées par le Washington Post, elle devrait continuer à augmenter au cours des prochaines décennies. Un Chinois consomme, en un an, 62 kilogrammes de viande. Et ce, alors que les experts en diététique recommandent de se limiter à 27 kilogrammes. 

Pas de quoi décourager l'agence chinoise à l'origine de la campagne, qui espère changer les habitudes de consommation. En février, une étude de l'université d'Oxford, qui visait à analyser et évaluer les évolutions sanitaires et climatiques en corrélation à un changement de régime alimentaire, soulignait, elle aussi, le rôle prépondérant de la Chine à cet effet.


Beijing (Crédit : Nggsc/Wikimedia Commons)
Beijing (Crédit : Nggsc/Wikimedia Commons)





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