Connectez-vous S'inscrire
We life

Le premier réseau d'épiceries anti-gaspillage débarque en France

Par Hannibal Watchi I Publié le 2 Mai 2018

La France s'est donnée pour objectif de réduire de moitié le gaspillage alimentaire d'ici 2025. Parmi les projets novateurs allant dans ce sens : "NOUS Anti-Gaspi", le premier réseau d'épiceries anti-gaspillage français.


(Crédit : Charles Lottmann)
(Crédit : Charles Lottmann)
Il y a de ces projets de bon sens que l’on ne peut qu’accueillir à bras ouverts : le 4 mai, la toute première épicerie anti gaspillage française ouvrira ses portes à Melesses, au nord de Rennes.
 
Fruits et légumes difformes, produits emballés sous un ancien packaging (chocolats "Pâques 2018" invendus), produits livrés en retard aux supermarchés et qui se retrouvent à la charge du transporteur... Tous ces aliments sauvés in extremis de la poubelle auront désormais une place sur les étalages des magasins "NOUS Anti-Gaspi" et, ainsi, une "deuxième chance" d'être consommés.
"À la différence des magasins de déstockage qui visent les prix les plus bas pour les consommateurs, nous nous sommes concentrés sur la lutte contre le gaspillage. C’est pourquoi nous vendons des produits secs (pâtes, féculents...) mais aussi des produits frais" explique Charles Lottmann, l'un des deux entrepreneurs à l'initiative du projet.
L'anti-gaspillage fait également du bien au porte-feuille : "Comme on achète nos produits entre 20 et 30% moins chers chez nos fournisseurs, nous les vendrons à un coût amoindri à cette même hauteur". Pour ce qui est de la sécurité alimentaire, Charles rassure : "Les normes sanitaires seront évidemment respectées, nous avons les mêmes impératifs que toutes les enseignes de distribution."

Objectif : couvrir l'Hexagone

Le concept a été mis au point par Vincent Justin et Charles Lottmann, ancien employé de l’entreprise Phénix  spécialisée dans le conseil en entreprise contre le gaspillage. L’ouverture de deux autres magasins "NOUS Anti-Gaspi" a été annoncée avant la fin de l’année 2018, tant les entrepreneurs semblent confiants. À terme, ce pourrait être tout un réseau de marchés anti-gaspillage qui pourrait se développer dans l’hexagone. 
"Nous sommes parfois sollicités par des producteurs du Sud qui souhaitent nous vendre leurs invendus. Nous ne pouvons pas conclure l'affaire à cause de la distance qui nous sépare (prix du transport non rentable, ndlr.) mais cela nous laisse penser que des épiceries anti-gaspillage peuvent très bien fonctionner en France" estime Charles Lottmann.
Les produits proposés seront donc "de bonne qualité, moins chers et issus d'une initiative éco-responsable et solidaire".  De quoi dépendra le succès d'une telle épicerie ? Probablement de la volonté des clients à changer leurs habitudes de consommation. 
 






WEDEMAIN.FR SUR VOTRE MOBILE