Société-Économie

Les entreprises françaises dépensent moins pour protéger l'environnement

Le budget alloué par les entreprises françaises à la protection de l'environnement a diminué de 2 % entre 2016 et 2017, selon un rapport de l’Insee, la cinquième année de baisse consécutive.

Par Romane Brisard I Publié le 31 Juillet 2019


40 % des investissements des entreprises en matière de protection de l'environnement sont alloués à la protection de l’air ou au climat. (Crédit : Shutterstock)
40 % des investissements des entreprises en matière de protection de l'environnement sont alloués à la protection de l’air ou au climat. (Crédit : Shutterstock)

Tous les voyants écologiques sont au rouge, mais les entreprises françaises ont du mal à changer de cap : les firmes nationales investissent toujours moins dans la protection de l'environnement.

En 2017, les dépenses "vertes" des entreprises de plus de vingt salariés se sont élevées à 1,4 milliard d'euros, soit une baisse de 2 % par rapport à 2016, souligne un rapport de l'Insee publié le 10 juillet. 

À titre de comparaison, les quarante plus grandes entreprises françaises ont dégagé 88,5 milliards de profits en 2018.

Une chute certes moins raide que l'année précédente (moins 13 %), mais qui s'inscrit dans une tendance de fond : il s'agit de la cinquième année de baisse consécutive depuis 2012.


Moins d'investissement, plus de dépenses liées aux études

Plus précisément, le "budget vert" des entreprises se repartit entre des investissements (1,1 milliard, soit 79 %) et des études (289 millions, soit 21 %).

Ce sont les premiers qui ont le plus diminué. Les dépenses liées à l’acquisition d'outils ou à des procédures d’amélioration ont baissé de 3 %.

En revanche, le budget annuel consacré à la réalisation d'analyses a augmenté de 4 %. 


40 % des investissements pour protéger l’air ou le climat

Les deux tiers de ces dépenses se concentrent dans quatre secteurs, l’énergie, la chimie, l'agroalimentaire et la métallurgie.

40 % d'entre elles visent à limiter les effets de l'activité humaine sur la qualité de l'air (307 millions) ou l'équilibre climatique. Une réponse notamment à l'objectif fixé par la loi de transition énergétique de 2015 de baisse de 40 % des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 par rapport au niveau de 1990, rappelle l'Insee.

Les autres dépenses concernent essentiellement les eaux usées (208 millions d'euros), les sols (143 millions d'euros) et les déchets (108 millions d'euros).

Assez logiquement, les plus contributeurs sont les grandes entreprises. 84 % des établissements de 500 salariés ou plus ont engagé des dépenses anti-pollution contre 27 % des établissements de 20 à 49 salariés.












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