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Les ondes des compteurs Linky seraient moins fortes que celles d'une plaque à induction

Par I Publié le 1 Juin 2016

C'est ce que révèle la première étude scientifique sur le sujet. Les niveaux de ces champs électriques seraient comparables à ceux des compteurs électriques d’ancienne génération, mais aussi de celles émises par une prise de babyphone connectée, ou d'une perceuse électrique sans fil. De quoi rassurer les détracteurs de Linky ?


Image d'illustration (Crédit : Roger McLassus/Wikimedia Commons)
Image d'illustration (Crédit : Roger McLassus/Wikimedia Commons)
Les ondes des compteurs électriques Linky sont-elles dangereuses pour la santé ? We Demain.fr soulevait la question début février. Lundi 31 mai, l’Agence nationale des fréquences (ANFR), qui veille au respect des limites d'exposition du public aux ondes radioélectriques, a apporté une première réponse officielle à la question.
 
Selon son étude, le compteur dit intelligent, dont l’objectif est de réduire le gaspillage d'énergie et dont 80 % des foyers européens seront équipés d’ici 2020, est en fait relativement inoffensif. Il émettrait en effet moins d’ondes électromagnétiques qu’une prise de babyphone connectée, qu’une perceuse électrique sans fil ou qu’une plaque de cuisson à induction.
 
Concrètement, les niveaux de ces champs électriques seraient, d’après le rapport de l’ANFR, de l’ordre de 1 volt/mètre à 20 cm du compteur, soit des niveaux d’émission comparables avec ceux des compteurs électriques d’ancienne génération. Sachant que la limite réglementaire est de 87 volts/mètre."Les compteurs Linky ne sont pas des émetteurs radioélectriques [mais] comme n’importe quel appareil électrique, ils créent dans leur voisinage un champ électromagnétique", avance l’agence.

Un compteur Linky (Crédit : Ener356/Wikimedia Commons)
Un compteur Linky (Crédit : Ener356/Wikimedia Commons)
Ce rayonnement électromagnétique, les compteurs le génèrent par la technologie des courants porteurs en ligne (CPL), en d'autres termes par le signal qui circule dans les câbles du réseau électrique en se superposant au courant électrique. Mais notre exposition y serait "très faible", puisque les informations recueillies puis stockées en permanence par les compteurs ne sont transmises qu'une fois par jour au transformateur du quartier, et ce, durant une minute par nuit.

Voilà qui devrait, pour l'heure, apporter des réponses aux associations de défense de la santé publique comme Robin des toits Priartem  ou encore le Criirem , qui se mobilisent contre tout ce qui favorise l'électrohypersensibilité (les antennes-relai, les ondes wifi, etc). Autre mesure visant à les rassurer : la possibilité, pour les personnes électro hypersensibles, de refuser le compteur quand il se situe à l'intérieur de leur logement.

Les personnes craignant des niveaux d'émission trop hauts pourront en outre demander à ce qu'une expertise soit menée chez eux. Sans compter qu'Enedis (anciennement ERDF, chargé d'installer les compteurs sur le territoire français), a accepté de donner en temps réel les mesures de consommation d'électricité aux consommateurs, qui pourront mieux la maîtriser au moyen d'une connexion filaire du compteur Linky avec un écran.


Cependant, faibles ou pas, les ondes des compteurs intelligents existent bel et bien et s'ajoutent aux sources émettrices déjà existantes. Interrogé par We DemainPierre Le Ruz, président du centre de recherches et d'information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem), concluait déjà en février dernier :
 
"Les compteurs ne sont pas plus nocifs pour la santé que ne le sont déjà les ondes émises par le wifi ou la 4G. Meilleure sera l'installation électrique du foyer, moins l'exposition aux ondes sera risquée. Quant aux électrohypersensibles, ils ne peuvent vivre que sans électricité".

Un constat qui s'avère inchangé, après publication de la première étude scientifique sur le sujet, qui sera néanmoins suivie de mesures chez des particuliers, avant et après installation du compteur Linky.





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