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Loin devant Paris, voici les villes françaises championnes de l'économie du partage

Par I Publié le 20 Mai 2016

We Demain publie les résultats exclusifs d'une enquête sur les Français et la consommation collaborative réalisée par le cabinet d'études économiques Asterès. Oubliez l'idée selon laquelle Paris serait la capitale de la "sharing economy".


Image d'illustration (Crédit : Pixabay / ItsMirkwoodGirl)
Image d'illustration (Crédit : Pixabay / ItsMirkwoodGirl)

Où habitent les consommateurs collaboratifs ? C'est la question sur laquelle Charles-Antoine Schwerer, économiste au cabinet Asterès, s'est penché dans une étude intitulée L'économie urbaine du partage. Un travail inédit basé sur les statistiques des principales plateformes d'échange entre particuliers dans les 30 premières villes de France.
 

"La consommation collaborative fait désormais partie de notre quotidien. Et pourtant nous avons très peu de données pour comprendre ce phénomène. Avec cette étude, nous avons voulu aller au delà des idées reçues pour mieux comprendre les usages et leur répartition sur le territoire", explique Charles-Antoine Schwerer.


Charles-Antoine Schwerer (Crédit : DR)
Charles-Antoine Schwerer (Crédit : DR)

Bordeaux, première ville collaborative de France

Pour cela, l'auteur a rapporté aux populations des différentes villes leur nombre d’annonces sur LeBonCoin pour la vente, la location de logement et les services entre particuliers ; sur Airbnb pour la location ; sur Blablacar et sur Ouicar pour le transport ; sur Allovoisins, Stootie et Zilok pour les services.

Résultat : la première du ville du classement est... Bordeaux, suivie de Lille et Tours. "Tout le monde pense que Paris est la ville où les gens sont les plus connectés et ont le plus recours à ces plateformes, mais nos chiffres montrent le contraire", analyse Charles-Antoine Schwerer.

 


Extrait de l'étude. (Crédit : Asterès)
Extrait de l'étude. (Crédit : Asterès)

Toutes plateformes confondues, les trois plus grandes villes du pays sont à la traîne : Paris se classe 14ème, Lyon 18ème et Marseille 30ème.

"Cela veut dire que l'économie du partage répond à des manques en services et en infrastructure, dont les grandes villes, elles, sont déjà très équipées".


Un indice recalculé chaque année

Des besoins locaux que l'on retrouve dans l'analyse par secteur. Ainsi les habitants des villes au revenu inférieur à la moyenne nationale sont très présents sur les plateformes de vente. Amiens occupe la première place de ce secteur, suivie de Clermont-Ferrand et Tours.
 

"Les gens n'utilisent pas l'économie du partage car ils adorent Internet ou parce qu'ils souhaitent un monde meilleur mais car celle-ci répond à leurs besoins", analyse le chercheur.


La situation géographique est également déterminante : Orléans, Metz et Besançon sont dans l'ordre les trois villes ayant le plus recours aux transports collaboratifs.

De même l'attrait touristique explique le succès des plateformes d'hébergement. Paris est en tête, suivie de Nice et Bordeaux.

La prochaine étape ? "On souhaite affiner nos statistiques en incluant les petites villes et aussi étudier certaines zones, comme le littoral",  indique Charles-Antoine Schwerer. Mais surtout, l'indice sera recalculé chaque année par le cabinet Asterès afin de suivre ces nouvelles façons de consommer.

Les résultats de l'étude sont disponibles en intégralité en suivant ce lien :





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