2030


Pourquoi 2030 ?

Parce que cette année marque le point d’aboutissement utilisé pour signifier l’atteinte des objectifs des convergences. Intelligence artificielle, véhicules électriques et autonomes, transition énergétique, priorités environnementales : 2030 sera un point de passage sinon d’aboutissement,
le moment où le XXe siècle sera véritablement entré dans le XXIe.


EDITO

"2030", la newsletter qui permet d’anticiper le futur à travers les meilleurs travaux de prospective. Elle se nourrit d’un réseau international d’excellence dans l’objectif simple de vous fournir un outil d’accès rapide aux grandes évolutions du monde. Celles-ci sont en effet la trame qui structure la feuille de route des entreprises à ambition globale.



Nos modes de vie et notre bien-être sont-ils durables ?

Marc Giget

Les modes de vie et le bien-être de la classe moyenne mondiale (1,8 milliard de personnes actuellement) sont très consommateurs de matières premières et d’énergie ; ils sont émetteurs de CO2 et de polluants, et génèrent une grande quantité de déchets. La critique n’est pas nouvelle et appellent des actions concertées pour un développement durable.


Avec le passage à horizon 2030 de la classe moyenne mondiale à 4,9 milliards de personnes, la situation devient explosive et pose la question de la pérennité de nos modes de vie de leur évolution. Vouloir les protéger tels quels à tout prix, dans une logique  de « premier arrivé premier servi », exclurait la nouvelle classe moyenne des fondamentaux du « bien-être occidental » et accentuerait la dichotomie entre pays développés et pays pauvres. Il est clair que les définitions et les composantes du bien-être et des modes de vies idéals doivent évoluer.

L’UNEP (Programme des Nations Unies pour l’environnement) a réalisé une étude prospective, « A framework for shaping sustainable lifestyles, determinants and strategies », qui s’interroge sur ces composantes clefs du bien-être que sont l’alimentation, l’habitat, la mobilité, les biens de consommations et les loisirs.

L’étude propose aussi des stratégies pour atteindre des modes de vie durables, avec une prise en compte des actions bottom-up, une mise en évidence des phénomènes de refus (boycott, rejet) et d’adhésion (éco-innovaton, do it yourself, réutilisation, conservation). Elle mise sur une orientation des attitudes vers la durabilité, une évolution institutionnelle et une adaptation des infrastructures de durabilité.

 

A framework for shaping sustainable lifestyles, determinants and strategies - UNEP
À télécharger ici : http://www.oneplanetnetwork.org/sites/default/files/a_framework_for_shaping_sustainable_lifestyles_determinants_and_strategies_0.pdf