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Plus on bourre une vache d'antibiotiques, plus elle produit de gaz à effet de serre

Par I Publié le 31 Mai 2016

C'est ce que révèle une étude scientifique parue fin mai. Selon elle, les bouses des vaches ayant ingéré ces médicaments émettent 1,8 fois plus de méthane que celles n'en ayant pas consommé. Explications.


Image d'illustration (Crédit : JanTemmel/Pixabay)
Image d'illustration (Crédit : JanTemmel/Pixabay)
Inoculer des antibiotiques à une vache, c'est être complice du réchauffement climatique. Voilà ce qu'a permis d'établir une étude publiée le 25 mai dans le magazine de recherche biologique Proceedings of the Royal Society of London B et repéré par le "passeur de sciences" du Monde.
 
Conduite par le chercheur américain Tobin Hammer, une équipe scientifique du Colorado s'est posée cette question : l'ingestion massive d'antibiotiques par les bovins n'a-t-elle pas d'autres conséquences sur ces derniers que la résistance à ces mêmes antibiotiques ? Qu'ils soient inoculés de façon préventive, pour soigner une maladie ou comme complément alimentaire pour faire grossir les bêtes, ces substances censées stopper la prolifération de bactéries n'ont-elles pas des effets insoupçonnés sur les écosystèmes ?


Si, ont-ils pu constater, après avoir mesuré les émissions de CO2, de méthane et d’oxyde nitreux présents dans les bouses de cinq vaches ayant reçu pendant trois jours une antibiothérapie à base de tétracycline, une solution utilisée principalement pour le traitement des infections respiratoires.

Ces bouses émettent en effet 1,8 fois plus de méthane que les excréments produits par les cinq autres vaches utilisées pour l’étude, non traitées aux antibiotiques.

Le phénomène mis à jour a de quoi soulever de nouvelles questions sur l'impact de l'élevage, lorsque l'on sait qu'il est responsable de 15 % des gaz à effet de serre issus des activités humaines. Selon l'INRA, les vaches françaises émettent même autant de gaz en un an que 15 millions de voitures ! 

Pour conclure sur le lien de causalité entre antibiotiques et GES, il faudra néanmoins étudier un échantillon plus important, et ce avec différents antibiotiques, reconnaissent les auteurs de l'étude.




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