Santé

Pour sauver la planète, diminuons d’un tiers notre consommation de viande

Alors que le GIEC publiait son rapport début octobre, le docteur Jean Paul Curtay donne une première solution pour limiter le réchauffement : un tiers de viande en moins dans nos assiettes. Cela soulagerait la planète et notre santé.

Par Jean-Paul Curtay I Publié le 30 Octobre 2018


Retrouvez l'article en intégralité dans le numéro 23 de la revue We Demain. Disponible en kiosques et sur notre boutique en ligne.
 
  • Dans sa vie, un Européen mange 1 094 animaux dont 945 poulets.
Au milieu du XXe siècle, 44 milliards de kilos de viande étaient vendus annuellement dans le monde. Aujourd’hui, la consommation mondiale culmine à plus de 280 milliards de kilos équivalent carcasse annuelles ! La cadence d’abattage peut être qualifiée d’infernale avec 1 900 animaux terrestres tués par seconde dans le monde. Chaque année, 60 milliards de ces animaux sont abattus dans des conditions le plus souvent inacceptables après avoir vécu, pour la plupart, dans des univers industriels atroces. En France, 3 millions de bêtes subissent un tel parcours chaque jour, plus d’un milliard chaque année. Et un Européen mange donc au cours de sa vie une moyenne de 1 094 animaux, dont 4 bovins, 4 agneaux, 46 porcs et 945 poulets !
 
  • L’élevage émet plus de gaz à effet de serre que tous les moyens de transport réunis.
D’après le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), la contribution de l’élevage à la production de gaz à effets de serre s’élève à 14,5 % des émissions mondiales. C’est moins que le secteur de l’énergie, mais plus que les transports, tous moyens confondus (automobiles, bateaux et avions) ou l’industrie. Les élevages sont, aussi, la première cause de déforestation, qui, en plus de contribuer au réchauffement climatique, a des conséquences drastiques sur l’accélération de la disparition des espèces.
 
  • En France, diminuer d’un tiers notre consommation de viande libérerait 100 000 km2 de terres cultivables.
Il faut environ 11 kg de céréales pour produire 1 kg de bœuf. Ces céréales mangées par un bœuf d’élevage permettraient de servir 18 000 repas, alors que les 200 kg de viande qu’il fournit permettent de servir seulement 1 500 repas (trop protéinés et à effets inflammatoires). La consommation excessive de viande produit ainsi un stress mondialement intenable sur les terres agricoles et menace la sécurité alimentaire. En diminuant d’un tiers notre consommation de viande, nous, Français, économiserions 100 000 km2 de terres dans le monde, la surface de 20 départements…













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