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Quatorze suicides évités au Japon grâce à l'application Pokemon Go

Par Sofia Colla I Publié le 6 Avril 2017

Au Japon, les falaises de Tojimbo étaient connues pour être le théâtre de plusieurs suicides chaque année. Jusqu'à l'arrivée des joueurs de Pokemon Go...


Avec l’hiver, les joueurs avaient quelque peu délaissé les falaises, mais ils refont surface avec l’arrivée du printemps. (Crédit : Flickr)
Avec l’hiver, les joueurs avaient quelque peu délaissé les falaises, mais ils refont surface avec l’arrivée du printemps. (Crédit : Flickr)
À 400 km au nord-ouest de Tokyo se trouvent les falaises escarpées de Tojimbo. Vieux de 12 à 13 millions d’années, ce site a bien triste réputation. Le suicide y est une tradition depuis des décennies. Tradition que la technologie vient aujourd’hui ébranler.
 
En 2016, quatorze corps avaient été repêchés par les autorités au pied de ces falaises. Certaines années, elles ont même été le lieu d’une trentaine de suicides. Mais, depuis le début de 2017, personne n’y a fait le grand saut.
 
Un phénomène qui, semaine après semaine, commençait à intriguer les autorités. Ce sont finalement des patrouilleurs volontaires – ils effectuent des rondes depuis la fin des années 2000 pour tenter de dissuader les suicidaires – qui ont apporté une réponse à ce mystère.
 

En 2016, 21 764 personnes se sont suicidées au Japon, le nombre le plus bas depuis 22 ans, selon les statistiques de la police. (Crédit : Pixabay)
En 2016, 21 764 personnes se sont suicidées au Japon, le nombre le plus bas depuis 22 ans, selon les statistiques de la police. (Crédit : Pixabay)
Si plus personne ne met fin à ses jours à Tojimbo, ce serait pour la simple et bonne raison que le site est devenu... un "hot spot" dans l’application Pokemon Go. Les suicidaires ne profitent plus de la discrétion originelle des lieux... ce qui les obligerait à rebrousser chemin.
 
Nombreux sont les joueurs à se rendre à Tojimbo, où l'on trouve quantité de Pokemons rares. Ils vont jusqu’à planter leur tente dans l’espoir de capturer un Métamorph ou un Électhor. Les patrouilleurs bénévoles qualifient ce phénomène "d’effet Pokemon Go", comme le précisent Les Échos .
 
S'il ne deviennent pas les meilleurs dresseurs, ces joueurs auront au moins le mérite d’avoir, selon les statistiques, évité la mort d’une dizaine de personnes. Attention, tout de même, à bien relever le nez de son écran en s'approchant du gouffre...




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