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Refusant de devenir "le petit chien" des robots, Elon Musk veut booster le cerveau humain

Par Natacha Delmotte I Publié le 6 Juin 2016

Le milliardaire américain projette d'investir dans des implants technologiques permettant à l'homme de rivaliser avec les intelligences artificielles à venir. L'enjeu : que l'humain ne se retrouve pas réduit à être "l'animal de compagnie" de robots beaucoup plus intelligents que lui.


Elon Musk (Crédit : capture d'écran de la Code Conference 2016)
Elon Musk (Crédit : capture d'écran de la Code Conference 2016)
"Je n'aime pas l'idée de devenir le petit chien de robots beaucoup plus intelligents que nous", a déclaré le milliardaire et fondateur de Tesla et SpaceX Elon Musk lors de la conférence annuelle du site américain Recode , à San Fransisco le 2 juin. D'après lui, c'est le risque encouru par l'humanité, si elle ne se décide pas (enfin) à fusionner avec la technologie.

Comment ne pas se faire complètement dépasser par une intelligence artificielle et devenir aussi "inutile" qu'un "animal de compagnie de nos suzerains robotiques" ? En augmentant, selon Musk, la puissance de notre cerveau. Pour ce faire, l'entrepreneur préconise l'implant d'interfaces technologiques, qui pourraient interagir directement avec le cerveau humain.
 


L'idée n'est pas (complètement) nouvelle. Des scientifiques ont déjà commencé à expérimenter ce type de dispositifs sur les souris. D'après eux, ce type de technologie permettrait de surveiller le cerveau, de l'aider à combattre des maladies comme la maladie de Parkinson, et d'améliorer les capacités cognitives.

Elon Musk a profité de la conférence pour révéler qu'il était tenté d'investir dans ce domaine. "À [sa] connaissance", aucune entreprise en particulier n'aurait encore réellement investi ce créneau :
 
"Quelqu'un doit le faire, de toute façon. Je n'ai pas dit que ce serait moi. Mais si personne ne se dévoue, je pense que je le ferai probablement".

En 2015, Elon Musk a déjà lancé un centre de recherche sur l'intelligence artificielle pour "sauver l'humanité", grâce à un fond d'un milliard de dollars. Une humanité à qui il veut en outre permettre, à l'horizon 2024, de poser les pieds sur Mars. Soit environ six ans avant la Nasa, qui nourrit les mêmes ambitions.




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