Société-Économie

Technion France : "Associer les experts français et israéliens sur des sujets d’actualité brulante"

Le Technion Connected World rassemblera le 10 décembre à Paris les acteurs français et israéliens de la haute technologie. Son organisatrice, Muriel Touaty, revient sur l'origine et les ambitions de ce rendez-vous annuel.

I Publié le 7 Novembre 2018


(Crédit : Erez Lichtfeld)
(Crédit : Erez Lichtfeld)
Vous êtes la directrice générale de Technion France. Une association fondée en 2002 dont le but est de faire connaître l’université israélienne du Technion dans notre pays. Pouvez-vous nous raconter son histoire ?
 
Muriel Touaty : On présente souvent le Technion comme le MIT du Moyen Orient. C’est la plus ancienne université d’Israël, pour avoir été fondée en 1912 à Haïfa, sous les auspices d’Albert Einstein. Soit 36 ans avant la création d’Israël. Son but était dès l’origine de former les ingénieurs, les chercheurs et les professionnels nécessaires à la construction de la nation israélienne.
 
C’est une université avec un ADN très particulier : celui de matérialiser la recherche fondamentale en recherche appliquée, de créer des ponts entre les disciplines grâce à la transdisciplinarité. Bref, de passer le plus vite du laboratoire à la start-up. C’est aussi une université qui a compris très tôt l’enjeu de la globalisation, et qui a ouvert des antennes aux États-Unis et en Chine.
 
On lui doit plusieurs inventions comme la clé USB, le langage PHP… et plusieurs Nobel de chimie. Aujourd’hui, le Technion c’est 15 000 étudiants dont 20 % d’arabes israéliens et 30 % d’étudiants internationaux. L’université est classée 15e au niveau mondial en sciences informatiques et 17e en génie électrique.

Quel est le lien entre le Technion et votre association ?

En 2002, j’ai créé Technion France. Une organisation non gouvernementale dont le but est de développer des partenariats bilatéraux avec des universités et entreprises françaises. A l’époque, la "start-up nation" n’était pas encore née. J’ai du mener depuis seize ans tout un travail d’acculturation pour que des acteurs français s’intéressent à l’écosystème israélien des start-up et y découvrent des centres d’intérêt communs.
 
Aujourd’hui, de grands groupes comme Sanofi, Servier, Total, Dassault ou Véolia financent des recherches en partenariat avec le Technion, tout comme des institutions publiques telle que le CEA ou l’Inserm. Notre objectif est de développer ces partenariats avec toujours comme certitude que l’excellence attire l’excellence.

Le 10 décembre prochain vous organisez le "Technion Connected World", une journée de colloque et de rencontre entre acteurs de la recherche et de l’industrie. Quel sera son programme ?
 
Depuis 2002, nous associons les meilleurs experts français et israéliens sur des sujets d’actualité brulante. Cette année, il y aura un focus tout particulier sur la blockchain et la santé connectée.
 
Le but n’est pas de faire de l’événementiel pour faire de l’événementiel, mais de créer de la sérendipité, de générer des rencontres qui pourront se traduire en partenariats. Pour cela nous, mélangeons grands groupes, start-up et chercheurs sans aucune hiérarchies mais en privilégiant des schémas plus horizontaux.
 
La journée de cette 16ème édition commencera à 9 heures par une introduction de la ministre de l’enseignement Frédérique Vidal. Elle sera suivie par plusieurs plateaux sur des thèmes aussi variés que l’homme augmenté, l’éducation, la ville connectée, l’IA, les sciences cognitives… Et le tout sera clôturé par une intervention de Cédric Villani.
 
Les participants pourront aussi visiter le ConnectedLab, notre showroom de start-up qui présenteront leurs technologies innovantes. Cet événement réunit les meilleurs incubateurs et partenaires du Technion comme Polytechnique, Telecom Paris Tech, CentraleSupélec. Enfin, la journée se terminera à 20h par une grande soirée de gala avec le fameux groupe de jazz du Trio Avishai Cohen.

Qui peut assister à cet événement ?

Il est ouvert à tout le monde même s’il rassemble essentiellement des professionnels venus de l’écosystème comme des entrepreneurs, des chercheurs, des institutionnels… La place coûte 80 euros pour les entreprises, 50 euros pour les particuliers et est gratuite pour les étudiants. C’est un tarif volontairement abordable car notre but est de démocratiser la science !













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