Planète

"Tout est possible”, le docu écolo qui invite à sauter le pas

En 2011, John et Molly quittent Los Angeles et convertissent un domaine asséché en ferme agroécologique exemplaire. Une (belle) histoire vraie que relate le documentaire "Tout est possible”, en salles ce mercredi 9 octobre.

Par Pauline Vallée I Publié le 7 Octobre 2019


(Crédit : Le Pacte)
(Crédit : Le Pacte)

Ça commence comme une histoire banale, presque clichée, de deux néo-ruraux qui quittent leur appartement minuscule de Santa Monica, aux États-Unis, pour se lancer dans l’agriculture biologique et biodynamique. En 2011, John et Molly Chester achètent Apricot Lane Farms, une ancienne exploitation de citrons et d’avocats en Californie. Près de 200 hectares d’une terre épuisée, desséchée, où petit à petit, à force de ténacité, de levées de fonds, et grâce aux conseils d’un expert en agroécologie, la vie va revenir.

L'originalité de cette histoire de néoruraux américains tient dans l'ampleur du projet mené - très loin des petites exploitations françaises - mais aussi dans son récit très incarné. Le documentaire Tout est possible est réalisé et raconté à la première personne par John Chester, porté en VF par la voix de Cyril Dion.

Le couple d’apprentis fermiers a aussi le mérite de n’omettre aucune des difficultés rencontrées durant les sept années de tournage : enthousiasme trompeur des débuts, lutte sans cesse renouvelée contre les nuisibles… mais aussi incompréhension face aux lois naturelles, qui contreviennent parfois à la raison humaine. En témoigne ce passage où les fermiers doivent se faire violence pour ne pas secourir un agneau fraîchement orphelin et le laisser trouver une solution de lui-même.

Le documentaire dépasse ainsi l’aventure individuelle pour prendre des allures de fable écolo sur le pouvoir de résilience de la Nature et sa capacité d’auto-régulation. L’Homme, quant à luidoit réapprendre à observer et surtout faire confiance. Pour passer son message, le film use de ficelles hollywoodiennes, pas toujours très subtiles. Il surdramatise des situations, joue sur une musique poignante et de très beaux plans de faune et de flore (John Chester est à l'origine réalisateur de films animaliers). Mais aux rêveurs, il saura prouver qu’en osant franchir le pas, oui, tout est parfois possible.
 














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