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Une contre Fashion Week durable et éthique pour faire bouger l'industrie de la mode

Par I Publié le 25 Avril 2017

Du 24 au 30 avril se tient la Fashion Revolution Week, dans plus de 90 pays du monde. L’objectif ? Mettre en avant une autre industrie de la mode, celle qui valorise les personnes, l’environnement et la créativité.


L'objectif de la Fashion Revolution Week : une plus grande transparence pour améliorer les conditions de travail et les salaires dans l'industrie de la mode. (Crédit : Bryan Berry)
L'objectif de la Fashion Revolution Week : une plus grande transparence pour améliorer les conditions de travail et les salaires dans l'industrie de la mode. (Crédit : Bryan Berry)
C'est après la catastrophe du Rana Plaza – plus de 1 000 morts et 2 500 blessés au Bangladesh le 24 avril 2013 – que le mouvement Fashion Revolution a vu le jour. Depuis quatre ans, pour appeler l’industrie de la mode à faire preuve de plus de transparence et d’éthique, il organise la Fashion Revolution Week
 
75 millions de personnes, dont 80 % sont des femmes, travaillent dans l’industrie de la mode et du textile. Le plus souvent, ils sont mal rémunérés et exercent dans des conditions invivables. C’est ce contre quoi lutte la Fashion Revolution.

Durant toute la semaine, cette "société communautaire", comme elle se définit, en appelle les internautes à utilise le hashtag #WhoMadeMyClothes, qui interroge sur la provenance de leurs vêtements. Autre option pour participer à cette contre fashion week : poster une photo de soi affichant l’étiquette de ses vêtements, afin d'interpeller les marques. Une façon de faire pression sur l'industrie pour qu'elle adopte des modes de fabrication plus sûrs, plus propres et plus durables.
 

Paris, Lyon, Aix-en-Provence, Nantes, Bordeaux et Roubaix

La Fashion Revolution Week, ce sont aussi des événements, du 24 au 30 avril, dans plus de 90 pays du monde et dans plusieurs villes en France : Paris, Lyon, Aix-en-Provence, Nantes, Bordeaux et Roubaix.

Le public est invité à venir y suivre des débats, qui porteront cette année sur le thème "Money, Fashion, Power". Une façon de mieux comprendre les flux d’argent et les schémas de pouvoir dans le secteur de la mode... Et leurs liens avec les salaires des travailleurs et le prix des vêtements.

L'événement sera aussi l'occasion de présenter au public des marques qui proposent une mode plus durable et éthique. We Demain a sélectionné quatre d'entre elles, européennes, à découvrir à la Fashion Revolution Week.

1. KOKOWorld (Pologne)

La marque s'est lancée dans le recyclage du jean. Cette filière est en effet l’une des plus polluantes de l’industrie textile, mélangeant les pesticides, les teintures, le délavage et rejetant du gaz carbonique. 

KOKOWorld offre une seconde vie aux jeans, en les transformant en sacs et en sacs-à-dos. Ces derniers seront mis aux enchères et les bénéfices iront à la fondation Window of Life, pour un orphelinat d’Ouganda. 
 

Piñatex, créé par la designer espagnole Carmen Hojisa, est fabriqué à partir des fibres des feuilles d’ananas (Crédit : Bourgeois Boheme)
Piñatex, créé par la designer espagnole Carmen Hojisa, est fabriqué à partir des fibres des feuilles d’ananas (Crédit : Bourgeois Boheme)
2. Bourgeois Boheme (Angleterre)

Cette marque indépendante, basée à Londres, confectionne des chaussures véganes et éthiques pour les hommes et les femmes. Fabriquées artisanalement au Portugal avec du cuir végétal italien respectueux de l’environnement, ces chaussures sont 100 % made in Europe.
 
S’inscrivant dans le mouvement slow fashion, la collection 2017 a été réalisée en collaboration avec Piñatex . Elle inclut notamment des produits à base de fibres d’ananas, totalement exempts de matériaux dérivés des animaux. 
 

3. ALUC (Allemagne)

Pourquoi utiliser de nouveaux matériaux quand l’industrie du textile en rejette des quantités phénoménales chaque jour ? C’est la question que se sont posée les créateurs d’Aluc, qui ont lancé un concept store consacré à la mode "upcyclée".
 
En plus de recycler des matériaux, les créateurs de ce projet travaillent en collaboration avec des projets sociaux locaux et des ateliers d’handicapés.
 

4. FibreBio (France)

Cette marque développe un réseau de fournisseurs responsables et de promouvoir une mode étique. Avec des matières biologiques, des teintures végétales, du commerce équitable et la réduction des émissions de dioxyde de carbone.

Il sera possible de rencontrer les fondateurs de cette marque durant la Fashion Revolution Week, à Nantes, dans le cadre de l’événement De l’écologie dans nos fringues, le 27 avril.

 

L'objectif du hashtag : interpeller les marques sur la provenance des vêtements. (Crédit : Fashion Revolution)
L'objectif du hashtag : interpeller les marques sur la provenance des vêtements. (Crédit : Fashion Revolution)
Au delà des débats et des présentations de marques, la Fashion Revolution Week, divers événements se tiendront dans le cadre de la Fashion Revolution Week. En France, on pourra visiter l’exposition Qui se cache derrière vos vêtements (Paris), participer à un atelier Fashion Revolution (Bordeaux) ou à un Afterwork (Roubaix).
 
Et pour aller plus loin, Fashion Revolution a élaboré plusieurs guides dans lesquels on trouve des idées d’actions pour les marques, les écoles de mode ou les consommateurs.






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