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Amputés d’un membre, ils font de leur prothèse un accessoire de mode

À Roubaix, le studio orthopédique U-Exist transforme les prothèses en accessoires de mode et change le regard sur le handicap, notamment celui des personnes amputées d’un bras ou d’une jambe.

Le 14/09/2020 par Camille Jourdan
Simon Colin, 35 ans, est orthoprothésiste de formation. Avec la styliste Amandine Labbé, il a cofondé U-Exist en 2014. Crédit : Mathieu Cugnot/Divergence
Simon Colin, 35 ans, est orthoprothésiste de formation. Avec la styliste Amandine Labbé, il a cofondé U-Exist en 2014. Crédit : Mathieu Cugnot/Divergence

Retrouvez ce reportage en intégralité dans WE DEMAIN n°31. Un numéro toujours disponible sur notre boutique en ligne

Derrière la vitrine, des jambes colorées sont exposées comme le seraient des chaussures, entre deux prothèses de bras et un corset. Jaune, rouge, verte, à fleurs, à carreaux, rayée, assortie à des baskets, ornée d’une inscription ou passe-partout : il y en a pour tous les goûts !

Nous sommes à Roubaix (Nord), dans l’atelier de U-Exist, petite entreprise qui personnalise les prothèses de personnes amputées ou nées handicapées. U-Exist ne les fabrique pas directement : elle se contente de dessiner et d’imprimer les motifs pour les orthoprothésistes.

Victoire Lamand, 17 ans, a été amputée d’une jambe à l’âge de 5 ans, après un cancer. Jusqu’à Noël 2019, elle refusait de se rendre au lycée en montrant sa fausse jambe. Crédit : Mathieu Cugnot/Divergence
Denis Fournier, 49 ans, est appareillé depuis trente ans. Lorsqu’il se met en short, ce sportif enfile un tissu en lycra par-dessus sa jambe artificielle. Il en a trois modèles, tous conçus par U-Exist. Crédit : Mathieu Cugnot/Divergence
David Barnabé, 51 ans, est gendarme. Amputé après des années de souffrance dues à un accident, il a fait faire une prothèse de jambe colorée, recouverte de dessins réalisés par sa compagne. Crédit : Mathieu Cugnot/Divergence
Aurélie Warlop, 39 ans, en avait assez de sa prothèse de bras couleur chair. Cette adepte de crossfit en a maintenant une bien plus fantaisiste. Crédit : Mathieu Cugnot/Divergence

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