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Des alternatives écolo, non toxiques et made in France aux serviettes hygiéniques jetables

Face au manque d’alternatives aux protections périodiques jetables, polluantes et à la composition incertaine, deux Françaises ont créé Dans ma culotte. La première marque de serviettes et de coupes menstruelles réutilisables fabriquées en France.

Le 16/07/2016 par WeDemain
Face au manque d'alternatives aux protections périodiques jetables, polluantes et à la composition incertaine, deux Françaises ont créé Dans ma culotte. La première marque de serviettes et de coupes menstruelles réutilisables fabriquées en France.
Face au manque d'alternatives aux protections périodiques jetables, polluantes et à la composition incertaine, deux Françaises ont créé Dans ma culotte. La première marque de serviettes et de coupes menstruelles réutilisables fabriquées en France.

C’est en 2008, lors d’un séjour aux États-Unis, que Marie Reveilhac découvre les serviettes hygiéniques lavables sur les conseils d’une amie. “J’ai halluciné ! Et comme je suis curieuse j’ai voulu essayer. Ça a complètement changé ma vision des règles”.

À son retour, elle décide de convertir ses amies à cette alternative écologique aux serviettes jetables. Mais aucun fabriquant n’existe en France. “La seule possibilité était de les faire venir de Finlande !”, raconte Marie Reveilhac. Elle décide alors de quitter son emploi d’informaticienne pour créer sa propre marque avec une amie, Noëlle Papay. Fin 2014, Dans ma culotte était née.

Pas de risque de choc toxique

“En plus de créer des déchets, les tampons peuvent également être dangereux pour les femmes”, rappelle Marie Reveilhac, citant l’affaire Lauren Wasser. En 2015, cette mannequin américaine avait perdu sa jambe suite à un choc toxique dû à un tampon. “Il y a aussi ce refus étrange des fabricants d’afficher la composition sur les emballages, contrairement à ce qui se fait pour les produits alimentaires ou cosmétiques.”

Un refus qui pourrait être motivé par la présence de produits toxiques comme le glyphosate ou la dioxine, découverts par l’association 60 millions de consommateurs lors d’un test. “Une pétition à ce sujet a déjà récolté plus de 250 000 signatures mais les fabricants, eux, n’ont pas bougé.

Nettoyer avec un peu d’eau tiède et du savon

Comme alternative aux tampons, Dans ma culotte propose sur son site deux tailles de coupes menstruelles en silicone. Hypoallergéniques, elles sont vendues 25 euros pièce et garanties cinq ans. “C’est très économique car une femme dépense en moyenne 5 euros par cycle menstruel”, rappelle Marie Reveilhac. Il suffit de les ébouillanter une fois au début du cycle, puis de les rincer au moins une fois toutes les douze heures.

Pour celles qui préfèrent les serviettes périodiques, Dans ma culotte propose également une gamme complète de produits réutilisables. “Contrairement à ce qu’on pourrait penser, c’est très simple à nettoyer. Il suffit d’utiliser un peu de savon et d’eau tiède”, explique l’entrepreneuse.

Economie circulaire et bouche-à-oreille

Pour les fabriquer, les deux jeunes femmes utilisent du coton bio doublé d’un tissu imper-respirant. “Ce tissu technique est hypoallergénique et certifié Oeko-Tex 100, la plus exigeante des normes allemandes”, précise Marie Reveilhac. “Il provient de chutes d’une entreprise alsacienne de matériel médical. C’est donc de l’économie circulaire !”

Une conception écologique qui a un prix : Comptez entre 17 et 19 euros pour une serviette. Un tarif équivalent à ceux de Plim, une autre entreprise française spécialisée dans les protections menstruelles écologiques.“C’est très vite amorti car nos serviettes sont garanties pour au moins 200 lavages”, assure Marie Reveilhac. À Noter que pour les adeptes du do it yourself souhaitant faire des économies, Dans ma culotte propose également des kits à coudre soi-même.

Notre ambition est de devenir le leader français des protections intimes dès 2017″. Un défi, d’autant que les deux jeunes entrepreneuses se refusent à passer par la grande distribution.

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