Inventer  > La reconnaissance faciale, ça sert aussi à préserver les animaux

Written by 11 h 34 min Inventer • 2 Comments

La reconnaissance faciale, ça sert aussi à préserver les animaux

Lancée par Google, la plateforme Wildlife Insights peut traiter 3,6 millions de photos d’animaux grâce à un système de reconnaissance faciale. Un gain de temps considérable pour les chercheurs et les associations de défense de l’environnement.

Le 06/02/2020 par Amaury Lelu
Les dates de péremption sont responsables de 10 % du gaspillage alimentaire en Europe (Crédits : Foerster)
Les dates de péremption sont responsables de 10 % du gaspillage alimentaire en Europe (Crédits : Foerster)

Souvent considérée comme une menace pour nos libertés, la reconnaissance faciale peut aussi servir de bonnes causes. Aider à préserver les animaux, par exemple. C’est en tout cas la vocation de la plateforme collaborative Wildlife Insights, lancée le 18 décembre par Google pour veiller sur la faune sauvage, en partenariat avec des ONG de défense de l’environnement comme WWF et Conservation International.

 
Pour étudier les animaux sauvages, des milliers de caméras à détecteurs de mouvements ont été installées dans des zones naturelles du monde entier, dont des forêts. Elles se déclenchent au moindre mouvement et emmagasinent des milliers de clichés chaque jour. Une quantité de données que des chercheurs mettraient énormément de temps à exploiter… 
 
L’intelligence artificielle développée par Google, elle, traite 3,6 millions de clichés par heure. L’algorithme a été entrainé pour reconnaître 614 espèces et offrirait un taux de réussite de 80 % à 98,6 %, selon la qualité de l’image et la quantité de données accumulées sur l’animal photographié.

Évaluer les résultats de la lutte anti-braconnage

Sur le site de Wildlife Insight, les utilisateurs de pièges photographiques peuvent également uploader les photos prises par leurs appareils. Les espèces animales présentes sur leurs clichés seront identifiées en une fraction de seconde grâce à la technologie du géant d’Internet.
 
La plateforme permet aussi aux chercheurs comme au grand public de filtrer ses images par espèce, pays, année, et de les télécharger. Les associations de défense de l’environnement pourront ainsi, par exemple, évaluer les résultats de leur travail dans la lutte anti-braconnage. Quant aux responsables politiques et aux entreprises, ils peuvent y observer l’impact de leurs actions environnementales.
 
“Avec ces données, les managers de zones protégées ou les programmes anti-braconnage peuvent mesurer la santé d’espèces spécifiques, et les gouvernements locaux utiliser les données pour documenter les politiques publiques et créer des mesures de conservation”, écrivent Tanya Birch de Google et Jorge Ahumada de Conservation International dans un article de blog.

Tags:

A lire aussi :

  • Jean-Michel Cousteau : son appel pour sauver les océans

    Respirer

    Jean-Michel Cousteau : son appel pour sauver les océans

    Alors que l’année 2022 s’annonce cruciale pour les océans, avec de nombreux rendez-vous internationaux, le fils du commandant Cousteau lance un SOS. Il appelle les dirigeants, et notamment Emmanuel Macron, à respecter 10 engagements afin de sauver les mondes marins.
  • Pourquoi il faut aller voir “Animal”, le nouveau film de Cyril Dion

    Découvrir

    Pourquoi il faut aller voir “Animal”, le nouveau film de Cyril Dion

    "Animal" de Cyril Dion, en salles le 1er décembre, suit le parcours initiatique de deux jeunes activistes écologistes. Avec eux, le film enquête sur les causes de la 6e extinction de masse, propose des solutions. Et, surtout, conduit à s’interroger sur une question fondamentale : quelle est la place des humains dans le monde vivant ?
  • Cyril Dion : “Jane Goodall a été extraordinairement visionnaire”

    Découvrir

    Cyril Dion : “Jane Goodall a été extraordinairement visionnaire”

    Le 1er décembre, Jane Goodall sera à l’affiche du nouveau film de Cyril Dion, "Animal". Sélectionné à Cannes, ce documentaire interroge la place de l’humain dans le monde vivant, via le regard de deux ados. Entretien avec le réalisateur.