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Google invente un nouveau système pour stocker les énergies renouvelables grâce au sel

Pris dans la toile. Sofia Colla le 11/08/2017

Les énergies renouvelables ont un problème : dépendantes du soleil et du vent, elles ne produisent pas toujours lorsqu'on en a besoin. Il faut donc stocker cette électricité pour pouvoir l'utiliser lors des pics de consommation.
 
Mais X, le laboratoire de recherche et développement d’Alphabet (maison mère de Google), semble avoir trouvé une solution économique et efficiente pour remplacer les batteries lithium-ion, aujourd’hui utilisées pour le stockage de l'énergie.

Leur solution : une centrale fonctionnant avec simplement du sel et de l’antigel.

Le projet Malta
Schéma représentant le système de stockage imaginé par Alphabeat. (Source : X)
Schéma représentant le système de stockage imaginé par Alphabeat. (Source : X)
Ce projet, appelé "Malta", prend la forme d’une centrale électrique miniature composée de quatre réservoirs, reliés à une pompe à chaleur. Deux des réservoirs sont remplis de sel et les deux autres d’antigel.
 
L’électricité (solaire ou éolienne) entre dans le circuit et est transformée en deux flux d'air, l'un chaud et l'autre froid. Le premier va réchauffer les réservoirs de sel fondu, l'autre refroidir l'antigel. L’énergie est ainsi stockée pour plusieurs heures ou jours, en fonction du niveau d’isolation des réservoirs.
 
Pour restituer cette énergie, le processus est inversé. Les deux flux d’air (chaud et froid) sont expulsés, créant des rafales puissantes qui font tourner une turbine. Produisant ainsi l'électricité au moment voulu.
 
"La physique thermodynamique est connue de tous ceux qui l'ont suffisamment étudiée au collège. L'astuce réside dans le fait de trouver la bonne température, avec des matériaux peu coûteux. C'est super convaincant", s’exalte  Julian Green, chargé du projet Malta.
 
Pour le moment, Alphabet en est encore au stade du prototype et n’a pas testé son invention en conditions réelles. À noter que Google n'est pas seul sur le coup. L’entreprise allemande Siemens travaille également sur ce concept, même si le laboratoire X affirme que leur système nécessiterait des matériaux moins coûteux. 


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