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Coupe du monde de foot et bilan carbone : carton rouge au Qatar

Alors que les organisateurs vantent un événement « neutre en carbone », la Coupe du monde de football, qui se déroulera jusqu’au 18 décembre au Qatar, aura surtout contribué à faire exploser les émissions de CO2 (+50 % depuis l’attribution, en 2010, du Mondial) de ce petit pays richissime, mais parmi les moins vertueux de la planète en matière de gaz à effet de serre, de gaspillage d’eau…

Pour valider leur prétendue neutralité carbone, la Fédération internationale de football (Fifa) et les Qataris ont publié un rapport prévisionnel des émissions de GES. Résultat : 3,6 millions de tonnes équivalent CO2 (MtCO2e). En soi, un record pour une Coupe du monde de football. Les précédentes en Russie, au Brésil ou en Afrique du Sud, pourtant déjà bien polluantes, n’avaient pas dépassé la barre des 3 millions. Mais pas de comparaison possible, selon ce même rapport. « L’inventaire des émissions de chaque événement » possède « des limites qui lui sont propres », argumente-t-il. Et c’est bien le problème.

Les émissions de CO2 du pays ont augmenté de 50 % en 10 ans, depuis l’attribution de la Coupe du monde de football au Qatar.

Une vaste sous-estimation des données du bilan carbone de l’événement au Qatar

Le Stade Lusail de 80 000 places où se tiendra la finale de la Coupe du Monde au Qatar 2022. Crédit : Sanjay JS / Shutterstock.

Le rapport de la Fifa a été épinglé par l’association experte Carbon Market Watch, qui dénonce une sous-estimation de 1,4 MtCO2e au minimum des émissions relatives à la construction des nouveaux stades. Ce qui nous amène déjà à un total de plus de 5 MtCO2e. Quant à l’impact du fonctionnement de ces structures, il n’a été pris en compte que sur la durée de la compétition, alors que ces équipements à l’avenir « incertain » existent pour des dizaines d’années.

De même, le nombre de visiteurs arrivant en avion (occulté dans le rapport) est inférieur à celui largement annoncé (1,2 million). Or, l’afflux attendu a nécessité la réouverture d’un ancien aéroport et la réduction des vols « hors Coupe du monde », de manière que la capacité d’accueil puisse dépasser 200 000 voyageurs par jour (chiffre annoncé par le PDG de Qatar Airways).

Egalement ignorées, les navettes aériennes quotidiennes entre le Qatar et les nations voisines où certains fans sont logés. Un hébergement qui a, lui aussi, un impact supplémentaire mais qui n’est pas comptabilisé. En cumulant le tout, on arrive peu ou prou à 6 MtCO2e.

37 TONNES DE CO2 PAR HABITANT
Ce sont les émissions par habitant du Qatar en 2020, soit la première place mondiale dans le classement de Global Carbon Project, organisation experte de ce genre de calcul. C’est neuf fois plus qu’en France (4,2 t), trois fois plus qu’aux Etats-Unis (14 t). Mais 37 t, ce n’est qu’une moyenne : les Qataris représentent environ 10 % des 2,9 millions d’habitants que compte le pays, quand la majorité est composée d’ouvriers immigrés au faible niveau de vie. En valeur absolue, les émissions de CO2 du Qatar sont estimées à 107 millions de t en 2020, soit une hausse de 50 % en dix ans.

De nouvelles infrastructures non intégrées au bilan carbone de la Coupe du monde

Autres émissions passées sous le radar, celles liées à la quasi-totalité des 300 milliards de dollars (estimation Bloomberg Intelligence) investis dans les nouvelles infrastructures souvent somptueuses en vue du Mondial (métro, tramway, agrandissement d’un aéroport, autoroutes, hôtels…), soit des millions de tonnes de CO2e.

Ces infrastructures font partie du Qatar National Vision 2030, qui vise à faire de ce pays « une société avancée capable de soutenir son développement et d’offrir un niveau de vie élevé à sa population », avec également un tourisme « haut de gamme ». Le tout « durablement ». Mais pas pour la planète.

Avion : 1,6 million de tonnes de CO2 mais pour combien de voyageurs ?

Un avion de la compagnie Qatar Airways. Crédit : Qatar Airways.

Les émissions prévisionnelles des transports aériens pendant la compétition sont officiellement estimées à 1,6 MtCO2e, mais sans préciser le nombre de voyageurs attendus ; 1,26 MtCO2e sont attribuées au public (hors journalistes, VIP, joueurs, invités…). Selon les règles appliquées par le rapport de la Fifa, cela correspond à 700 000 fans voyageant en classe économique sur une distance moyenne de 13 160 km aller-retour. Si 1,2 million de visiteurs arrivent au Qatar en avion en classe économique, plus de 2 MtCO2e seront émises, soit l’empreinte carbone annuelle (émissions et produits importés) d’environ 250 000 Français.

De plus, des navettes ont été prévues avec les Emirats arabes unis, au Koweït, en Arabie Saoudite ou encore à Oman, avec 168 vols quotidiens annoncés. 20 000 fans pourraient ainsi faire l’aller-retour chaque jour. Ces vols ne sont pas pris en compte. Pourtant, ils représentent 100 000 tCO2e en plus. Quant aux VIP, ils sont attendus par les organisateurs uniquement en classe business. Or, une « forte demande de renseignements » a été enregistrée du côté des jets… Les émissions seront par passager 5 à 14 fois plus importantes que celles d’un avion de ligne, d’après un rapport de l’ONG « Transport et Environment ».

Qatar Airways a annoncé qu’elle assurerait 160 vols quotidiens avec les pays voisins en tant que service de navette. Soit un vol toutes les dix minutes. Au total, jusqu’à 1 600 vols par jour sont attendus. Plus d’un par minute.

Construction : plus de 2 millions de tonnes de CO2… juste pour les stades

Pour la Coupe du monde, sept nouveaux stades ont été érigés dans les alentours de Doha, un autre a été rénové. Coût : près de 10 milliards de dollars. La Fifa totalise environ 645 000 tCO2e pour ces constructions (plus 24 000 tCO2e avec les 30 sites d’entraînement également construits) : 438 000 pour un seul stade, le « 974 » réalisé avec des conteneurs et démontable, 202 000 pour les sièges temporaires installés dans les autres stades qui seront démontés à la fin et… seulement 4 500 pour le reste de la construction de ces six stades.

Le rapport explique cette empreinte ridicule du fait qu’ils « sont conçus pour une utilisation à long terme », pour des événements sportifs et aussi pour des hôtels, centres commerciaux, centres de santé… La durée de vie de ces infrastructures est estimée à soixante ans, mais seuls les 70 jours de fonctionnement attribués à la Coupe du monde sont pris en compte. Si toute la construction était intégrée, il faudrait augmenter les émissions d’au moins 1,4 MtCO2e, estime l’association Carbon Market Watch.

Huit stades, dont sept climatisés, des lignes de tramway, la construction du métro de Doha, un nouvel aéroport Hamad International, et aussi des complexes hôteliers…

Hébergement : des chambres jusqu’à plus de 100 kg de CO2 la nuit !

Hôtel Marsa Malaz Kempinski à Doha. Crédit : DR.

La Fifa estime que l’hébergement des visiteurs occasionnera l’émission de près de 700 000 tCO2e durant la compétition. Dont 56 % attribués au public (hors joueurs), sans préciser le nombre de nuitées correspondantes. Utilisation intensive d’énergie fossile et grand luxe aidant, une nuitée dans un hôtel au Qatar, et plus généralement dans la péninsule arabique, peut « coûter » plus de 100 kg contre moins de 10 kg en France en moyenne, selon la très sérieuse base de données Greenview, organisme expert accompagnant le secteur hôtelier dans sa démarche durable.

C’est comparable à un trajet en avion sur quelques centaines de kilomètres ! Sans compter que les émissions des nuits d’hôtel des visiteurs qui débarqueront grâce aux dizaines de navettes aériennes quotidiennes de Dubai, Koweït City, Riyad, Djeddah ou encore de Mascate, sont ignorées. Si l’on considère que les 20 000 fans débarquant, chaque jour, à Doha vont chacun dormir, au minimum, deux nuits dans un des pays voisins et dans des hôtels eux aussi très énergivores, on arrive à un supplément d’émissions de l’ordre de 100 000 tCO2e.

Ne seront pas comptabilisées les émissions des nuits d’hôtel des visiteurs. Ils débarqueront grâce aux dizaines de navettes aériennes quotidiennes de Dubai, Koweït City, Riyad, Djeddah ou encore Mascate.

Une Coupe du monde au Qatar neutre en carbone ? « Publicité mensongère »

« La neutralité carbone vise à contrebalancer, à l’échelle du globe, toute émission de gaz à effet de serre (GES) issue de l’activité humaine par des séquestrations de quantités équivalentes de CO2 », explique l’Ademe dans un avis de juillet 2021. « L’objectif de neutralité carbone n’a donc réellement de sens qu’à l’échelle de la planète » ou à l’échelle d’Etats qui « se coordonnent pour l’atteindre d’ici à la deuxième moitié du XXIe siècle ». Elle « ne peut pas s’appliquer à une autre échelle ». Ce qui n’empêche pas de multiples territoires, entreprises, organismes, événements, d’afficher ou « de viser » cette neutralité.

La Fifa en fait partie et, pour la première fois, les organisateurs d’une Coupe du monde de football affirment que leur événement sera neutre en carbone. « Publicité mensongère », estime Gilles Dufrasne, auteur du rapport de Carbon Market Watch. Et d’expliquer qu’un nouveau label carbone lié au Fonds souverain qatari a été spécialement créé, acceptant des projets refusés par les principaux labels indépendants. Utiliser ce type de crédit équivaudrait donc à « dépenser de l’argent sans vrai avantage pour le climat », conclut-il.

Spécialement créé, le nouveau label carbone lié au Fonds souverain qatari accepte des projets refusés par les principaux labels indépendants.

Une pépinière géante dans le désert

Centrale solaire XXL, éclairage solaire, réduction de l’utilisation de l’eau, construction « durable » et efficacité énergétique des stades, développement du transport public… Les organisateurs de la Coupe du monde citent de nombreux projets susceptibles de limiter les émissions dues à son organisation. Symbole : une pépinière géante de 88 hectares située dans le désert qui devrait produire des centaines de milliers d’arbustes et d’arbres. Et « plus de 1,2 million de m2 de gazon paysager par an » (celui utilisé par les footballeurs !).

Fonctionnant à partir d’eaux usées recyclées, elle doit officiellement « absorber des milliers de tonnes de carbone par an ». Outre l’incohérence hydrique d’un tel projet, l’association Carbon Market Watch estime que l’avantage climatique annoncé « n’est pas crédible ». Pour qu’il le soit, il faudrait que le carbone soit stocké « au moins entre deux cents et trois cents ans. Il est très peu probable que les plantes restent vivantes aussi longtemps ». Et en mourant, elles seront bien sûr des sources d’émissions de CO2.

Il est peu probable que les plantes survivent très longtemps, car elles seront placées dans des parcs artificiels autour des stades, qui nécessitent un arrosage intensif et un entretien humain.

Eau potable : la mer à boire

Dans le désert du Qatar, en bord de mer. Crédit : Fedja Krvavac / Shutterstock.

Classé par l’Institut des ressources mondiales (WRI) au premier rang mondial des pays les plus exposés au stress hydrique, le Qatar n’en est pas moins un énorme consommateur d’eau : 543 litres par habitant et par jour en 2017, contre environ 150 en France, selon une note du service économique de l’ambassade de France au Qatar. Quasiment toute l’eau potable passe par le dessalement de l’eau de mer, réalisé par distillation grâce à des centrales à gaz. Ce qui émet donc du CO2… En 2014, la société gestionnaire de l’eau Kahramaa prévoyait que la demande augmenterait de plus de 50 % en huit ans.

Pour répondre à ces enjeux, le Qatar a lancé de grands travaux qui échappent au calcul de l’empreinte carbone de l’événement footballistique. Mégaréservoirs, installations de tuyaux, traitement des eaux usées, réseaux d’égout… Kahramaa envisageait également « une demande supplémentaire de 32 millions de gallons impériaux par jour » pendant le tournoi. Soit environ 145 000 m3 par jour, 4 millions de m3 pour un mois. La principale technique de désalinisation utilisée au Qatar nécessite une dizaine de kWh pour fournir 1 m3 d’eau potable et produit 4 kgCO2e. Cela équivaudrait pour un mois à environ 16 000 tCO2e. Le rapport prévisionnel ne parle que de 2 500 tCO2e.

Le Qatar est un énorme consommateur d’eau, 543 litres par habitant et par jour en 2017. Contre environ 150 en France.

130 chambres pour la Team France au Qatar

Camp de base de la France au Qatar : l’hôtel Al Messila Resort, un 5 étoiles à 6 km de Doha. L’établissement compte quelque 130 chambres. « La partie hôtel sera entièrement privatisée pour la délégation française jusqu’à son élimination ou, au mieux, après la finale », a détaillé Le Parisien. Selon l’empreinte carbone Fifa de la compétition, les joueurs et staffs officiels, les familles et amis – plus nombreux que les joueurs et staffs – représentent 6 % des 693 500 tCO2e qui seront émis par l’hébergement durant le tournoi, soit une moyenne d’environ 1 300 tonnes par nation. Bien sûr, les émissions seront plus ou moins importantes selon les scores de l’équipe…

La Coupe du monde prévoit également que les joueurs et les officiels des équipes arrivent et repartent sur des vols privés. Les émissions en jet étant entre 5 et 14 fois plus importantes par passager, elles peuvent être estimées entre 10 et plus de 30 tCO2e pour chacun, soit entre 500 et plus de 1 500 tCO2e pour la cinquantaine de personnes composant l’équipe de joueurs et le staff. Sans compter donc les familles, les amis…

La Coupe du monde prévoit que les joueurs et les officiels des équipes arrivent et repartent sur des vols privés.

Une climatisation et des émissions de fonctionnement pas si « cool » que ça

Dans le rapport d’émissions de la Fifa, 3 400 tCO2e semblent être attribuées à la climatisation des stades pendant la compétition: environ 2 200 t pour le « refroidissement urbain » et près de 1 300 t pour les « fuites de réfrigérant ». Ce n’est qu’une petite part du total des émissions de gaz à effet de serre liées à « l’exploitation de sites permanents et d’installations temporaires » : 60 000 tCO2e. Possible explication : la durée d’utilisation est courte et a lieu en hiver, avec des températures qui ne nécessiteront pas un fonctionnement intensif. En revanche, ces climatisations sont conçues pour que les stades puissent fonctionner toute l’année, a assuré leur concepteur Saud Abdulaziz Abdul Ghani, cité par la Fifa. Y compris en été par 50 °C…

La climatisation représente « 20 % de la consommation énergétique annuelle d’un lieu de tournoi », selon la fédération. Encore une fois, les émissions liées à l’entretien et à l’exploitation des stades dans les cinquante-neuf années, ainsi que celles de la climatisation sont occultées. « Les émissions opérationnelles d’un stade fondées sur la moyenne des quatre stades de la Coupe du monde 2022 de 40 000 sièges représentent entre 22,8 % et 38,4 % des émissions totales du cycle de vie », sans la climatisation, indique Carbon Market Watch. Les impacts liés au fonctionnement des stades « auraient pu être imputés, au moins en partie, à l’empreinte de la Coupe du monde 2022 ».

Vue aérienne du stade Al Janoub au Qatar. Crédit : Tomacrosse / Shutterstock.

Le stade Al-Janoub sera refroidi deux heures avant un match et jusqu’au coup de sifflet final.

Plus de 6 500 morts sur les chantiers au Qatar

Le développement durable, c’est aussi le respect des droits humains, selon les Nations unies. En compilant des données de sources gouvernementales d’Inde, du Népal, ainsi que de l’ambassade du Pakistan à Doha, le quotidien The Guardian avance que plus de 6 500 travailleurs immigrés de ces pays étaient morts, au cours de la décennie, au Qatar, avec « un programme de construction sans précédent » dans la perspective du Mondial.

« Le nombre total de décès est nettement plus élevé, car ces chiffres ne comprennent pas les décès de pays qui envoient un grand nombre de travailleurs au Qatar, par exemple les Philippines et le Kenya », a même précisé le journal britannique. Les Qataris réfutent ce nombre. Un document de stratégie durable de l’événement recense « trois décès liés au travail depuis le début des travaux ». Problème : « Les données sur les accidents du travail ne sont pas publiées au Qatar. Et celles qui existent, celles communiquées par des hôpitaux, sont très incomplètes », alertait dès 2014 l’Institut syndical européen (ETUI).

En cause, le système de la kafala, un parrainage obligatoire pour tout étranger qui « rend le travailleur complètement dépendant du parrain et entraîne de nombreux abus », explique l’ETUI. Y compris pour changer de travail ou obtenir un visa de sortie. En 2020, la kafala a été abolie et le Qatar s’est engagé à « créer un marché du travail moderne et dynamique ». Dès 2021, Amnesty International estimait néanmoins que « les pratiques abusives ont pu refaire surface ».

« Les données sur les accidents du travail ne sont pas publiées au Qatar. Et celles qui existent, celles communiquées par des hôpitaux, sont très incomplètes », alertait dès 2014 l’Institut syndical européen (ETUI).

Les Népalais du Qatar
« Doha, Qatar, avril 2016. Avenues inachevées, ponts en construction, bretelles d’autoroute donnant sur le vide, voies interminables au bout desquelles on ne peut que faire demi-tour, boulevards reconquis par les sables, chantiers abandonnés, terrains vagues, gravats, rues éventrées, structures de stades potentiels, camps de travailleurs que l’on devine çà et là, squelettes de bâtiments où se meuvent des silhouettes en salopette bleue et casque fluorescent…

Le Népal se dépeuple. En 2015, 1 500 Népalais partaient chaque jour travailler à l’étranger, en Malaisie et dans le Golfe persique – un cinquième d’entre eux au Qatar, en partie pour construire les infrastructures d’accueil de la Coupe du monde de football 2022. En février et juillet 2016, je suis parti à la rencontre de familles dont les hommes sont au Qatar. J’ai écouté les femmes raconter leur quotidien et j’ai pris le temps que naissent des photographies. En avril et en octobre, je me suis rendu au Qatar pour tenter de retrouver les hommes de ces mêmes familles dans leur camp de travailleurs.

Pour eux désormais, c’est avec, dans et depuis ce nouveau paysage qu’il faudra s’arranger pour être Népalais – et pour rester en vie malgré les conditions de travail inhumaines, la violence, la chaleur, les accidents, les suicides des camarades, les ‘crises cardiaques’, l’absence de soins et de sécurité, les viols, les abus, le coût du voyage, l’éloignement des leurs, le quotidien des camps de travailleurs, la solitude, l’ennui, la ségrégation, et la tutelle de l’employeur. »

Un texte de Frédéric Lecloux à retrouver dans son ouvrage Au désert. Migrations Népal-Qatar, paru en novembre et coédité avec Amnesty France et Le Bec en l’air. Les photos publiées dans cet article sont extraites du livre.

Vincent Rondreux

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