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Émissions carbone : 36 semaines pour changer la donne

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, est catégorique : il faut que les plus gros pollueurs de la planète commencent à réduire leurs émissions carbone d’ici la fin de l’année 2022.

Le 26/04/2022 par Florence Santrot
António Guterres
Le Portugais António Guterres, sercrétaire général de l'ONU, en juillet 2017. Photo : Shutterstock.
Le Portugais António Guterres, sercrétaire général de l'ONU, en juillet 2017. Photo : Shutterstock.

D’ici la fin de l’année, il faut absolument inverser la tendance en matière d’émissions carbone. Selon António Guterres, le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), les prochaines 36 semaines à venir vont être décisives pour l’avenir de la planète. Dans un tweet publié le 23 avril 2022, il est catégorique : “Pour éviter une catastrophe climatique, les principaux émetteurs [de gaz à effet de serre, ndlr] doivent réduire drastiquement leurs émissions dès cette année. Cela signifie accélérer la fin de notre dépendance aux combustibles fossiles et accélérer le déploiement des énergies renouvelables propres. Chaque seconde compte. C’est l’heure de l’urgence”.

Même avec une action rapide, il apparaît d’ores et déjà quasi impossible d’amorcer à temps la diminution de nos émissions carbone pour éviter une hausse supérieure de 1,5 °C de la température au-dessus des niveaux préindustriels, comme le demande le GIEC. Pour y parvenir, il faudrait que les émissions nettes de CO2 dans le monde soient réduites à zéro d’ici 2050 au plus tard. Surtout, il faut enclencher ce processus au plus vite, affirme António Guterres. Y compris en France.

Émissions carbone : un monde au bord du précipice

Selon les estimations des scientifiques, une hausse de 2 °C pourrait même être atteinte dès 2039, 2043 ou 2046 si on continue à polluer autant qu’à l’heure actuelle. Un autre consensus d’experts met en garde contre une possible extinction de masse des espèces animales sur Terre de l’ordre de 50 % d’ici 2030 en raison du réchauffement climatique mais aussi de la déforestation, de la pollution des soles et des eaux ou encore de la destruction des écosystèmes pour construire villes et routes.

7,5 à 13 % des espèces animales et végétales auraient disparues dans le monde depuis l’an 1500, selon une étude publiée dans la Biological Review. Sans parler des catastrophes climatiques qui vont devenir de plus en plus fréquentes un peu partout sur le globe. Le risque de catastrophes naturelles a été multiplié par cinq en 50 ans, selon l’Organisation météorologique mondiale.

Les 20 premiers plus gros pollueurs représentent 80 % des émissions carbone de la planète. Derrière la Chine, les USA et l’Inde, plusieurs pays de l’Union européenne sont présents dans ce Top 20. Selon les chiffres de 2019, l’Allemagne est septième. Viennent ensuite l’Italie, la France et la Pologne (respectivement 18e, 19e et 20e) qui se placent juste derrière le Royaume-Uni. L’Espagne est 23e.

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