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Enquête : main basse sur nos animaux de compagnie

Dans le numéro 40 de WE DEMAIN, un dossier spécial est consacré aux géants de la croquette, ces « petfooders » qui s’intéressent de très près à vos animaux de compagnie… et à tout le business autour.

Le 24/11/2022 par Gérard Leclerc
berger australien
Nos animaux de compagnie, comme ici un berger australien, sont dans le viseur des petfooders. Crédit : Ermolaev Alexander / Shutterstock.
Nos animaux de compagnie, comme ici un berger australien, sont dans le viseur des petfooders. Crédit : Ermolaev Alexander / Shutterstock.

Avec ses  15 millions de chats et ses 7,5 millions de chiens, le marché français des animaux de compagnie explose – un ménage sur deux en possède un  – et attire les convoitises. D’abord celles des deux géants des croquette et terrines, Mars et Nestlé. Ils détiennent une myriade de marques et de filiales. Royal Canin, Whiskas, Anicura pour le premier, Purina, Friskie IVC Evidensia pour le second.  

Les deux multinationales, qui se sont faits les crocs aux Etats-Unis et dans les pays scandinaves, détiennent déjà 60 % du marché juteux de l’alimentation des chiens et des chats. Des parts de marché qu’ils défendent bec et ongles. Aussi bien à coup de campagnes publicitaires que de multiplication des aliments. Race, âge, mode de vie et pathologies de l’animal… tout y passe. Une nourriture qui est souvent donnée en trop grande quantité. Et que certains vétérinaires assimilent à de la malbouffe pouvant favoriser l’obésité, le diabète ou des troubles digestifs.

300 cliniques vétérinaires entre les mains des géants de l’alimentation pour animaux de compagnie

Mais les « petfooders » s’intéressent à toute la filière des animaux de compagnie. Ils ont déjà racheté, grâce à leurs filiales, 300 cliniques vétérinaires. Et sont en plein bras de fer avec le Conseil de l’ordre des vétérinaires. Celui-ci a engagé des actions contre une pratique qui remettrait en cause l’indépendance des vétérinaires et augmenterait le prix des soins.

Les deux multinationales investissent également dans les écoles et la formation des vétérinaires. Ils lorgneraient désormais sur les élevages, les animaleries et les assurances… Jusqu’au marché de la mort avec le récent rachat des pompes funèbres animalières…

Jusqu’où iront-ils, et avec quelles conséquences ? Etudes, témoignages et interviews de toutes les parties prenantes : découvrez l’enquête complète de WE DEMAIN dans son numéro 40. Il est disponible en version papier et au format numérique (et actuellement en kiosque jusqu’au 20/02/2023).

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