Réfugiés climatiques : Panama, Irak, Somalie… les grands mouvements ont commencé

réfugié camp somalie Un enfant réfugié climatique dans le camp Dadaab, en Somalie. Crédit : sadikgulec / iStock. - © Getty Images

Publié par Florence Santrot  |  Mis à jour le

Fin avril, le Haut-commissariat pour les réfugiés des Nations unies (UNHCR) a annoncé la création du Fonds de résilience climatique. Derrière ce nom, c’est une aide aux réfugiés climatiques qui se met en place. L’ONU espère ainsi réunir, d’ici fin 2025, 100 millions de dollars pour aider les communautés les plus menacées. Dans le monde, on estime que 114 millions de personnes ont déjà dû quitter leur résidence principale en raison de dérèglements climatiques (inondations à répétition, sécheresse, canicule…). Et, selon la Banque mondiale, la planète comptera pas moins de 216 millions de réfugiés climatiques en 2050.

On a souvent donné en exemple les îles polynésiennes de Tuvalu. Celles-ci sont directement menacées par la montée généralisée des eaux. Et le pays pourrait bien être rayé de la carte, englouti par les eaux, d’ici 2100. Il a d’ailleurs signé un accord avec l’Australie en novembre 2023. Le pays des kangourous leur offrira l’asile climatique en cas de nécessité. Les experts du GIEC citent cinq États (Maldives, Tuvalu, îles Marshall, Nauru et Kiribati) comme les plus susceptibles de finir immergés d’ici la fin du siècle. Cela représente 600 000 réfugiés climatiques potentiels. Depuis 1900, le niveau de la mer a déjà gagné 15 à 25 cm, souligne l’ONU.

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