Longicorne asiatique, fourmi de feu, grenouille coqui, moule zébrée, jussie rampante, jacinthe d’eau… De jolis noms pour quelques unes des pires espèces exotiques envahissantes, la seconde cause d’extinction des espèces autochtones dans le monde.
Le coût économique de ces espèces invasives est aujourd’hui chiffré, sur les quarante dernières années : 1 288 milliards de dollars, dont 162,7 milliards pour la seule année 2017 (l’équivalent du PIB de 50 des 54 pays africains), selon la synthèse publiée dans la revue Nature le 31 mars 2021, réalisée par une équipe internationale dirigée par les scientifiques d’un laboratoire du CNRS/Université Paris-Saclay/AgroParisTech. Des résultats obtenus grâce à la base de données Invacost.