Ciment vert : ces start-ups qui ambitionnent de bousculer ce marché colossal
Cemvision produit du ciment vert “bas carbone” utilise de de l’électricité renouvelable au lieu du charbon ou d’autres sources d’énergie fossile. Crédit : Cemvision.
Le ciment, omniprésent mais grand pollueur (7 à 8 % de l’empreinte carbone mondiale), est en pleine métamorphose. Des start-ups s’attaquent au défi du ciment vert, avec des stratégies variées.
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On n’en a souvent pas conscience mais le ciment est la deuxième substance la plus consommée au monde après l’eau. C’est tout simplement le matériau le plus utilisé sur Terre et la deuxième industrie la plus émettrice de C02. En effet, sa production est extrêmement gourmande en énergie. Fabriquer du ciment pèse pour 7 à 8 % des émissions mondiales de CO2, soit autant qu’un pays immense comme l’Inde. Avoir recours à une alternative à faibles émissions pourrait donc avoir un impact important sur les émissions mondiales. Mais le défi du ciment vert est immense.
Ce marché à 380 milliards de dollars doit entamer au plus vite sa transition écologique. En France, par exemple, 80 % des bâtiments sont réalisés en béton, dont le ciment est l’ingrédient principal. Actuellement, les grands cimentiers optent en priorité pour l’utilisation d’énergies renouvelables (hydroélectricité, éolien, solaire…) pour chauffer les fours permettant la fabrication de ciment. Mais des start-ups ont des ambitions bien plus grandes : remplacer l’ingrédient principal – le calcaire – par d’autres matériaux.
Comment fait-on du ciment vert ou “bas carbone” ?
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