Le 8 septembre 2020, les ministres de la Transition écologique et de l’Économie, Barbara Pompili et Bruno Le Maire, ont présenté la stratégie nationale pour le développement de l’hydrogène : “La France a la conviction que l’hydrogène décarboné sera l’une des grandes révolutions de notre siècle : pour la décarbonation du secteur industriel, pour développer et déployer des solutions de mobilité sans émission, pour stocker l’énergie et apporter des réponses complémentaires à l’intermittence des énergies renouvelables.”
Notons au passage, et c’est un point essentiel, qu’il est question dans les termes officiels du plan d’hydrogène décarboné, et non d’hydrogène vert. L’hydrogène est dit vert s’il ne provient pas d’énergies fossiles, mais est issu de la biomasse ou obtenu par électrolyse – avec de l’électricité éolienne par exemple. Il est dit décarboné s’il est produit par électrolyse à partir d’électricité nucléaire. Cette dernière, qui compose une bonne part du mix énergétique français, ne peut pas être considérée comme “verte” en raison des déchets radioactifs qu’il faudra stocker pendant quelques centaines ou milliers d’années.