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Blablacar, itinéraire d’une start-up à la conquête du monde

DATAVISUALISATION. Après s’être imposé en Europe, avoir annoncé son implantation en Inde et au Mexique, le champion français du covoiturage vient d’indiquer avoir absorbé son principal concurrent. Chronologie d’une ascension fulgurante, entamée il y a 10 ans.

Le 22/04/2015 par WeDemain
DATAVISUALISATION. Après s'être imposé en Europe, avoir annoncé son implantation en Inde et au Mexique, le champion français du covoiturage vient d'indiquer avoir absorbé son principal concurrent. Chronologie d'une ascension fulgurante, entamée il y a 10 ans.
DATAVISUALISATION. Après s'être imposé en Europe, avoir annoncé son implantation en Inde et au Mexique, le champion français du covoiturage vient d'indiquer avoir absorbé son principal concurrent. Chronologie d'une ascension fulgurante, entamée il y a 10 ans.

Moins d’un an après une levée de fond record de 100 millions de dollars, Blablacar a annoncé, le 15 avril, avoir acheté son principal concurrent mondial, l’allemand Carpooling. Fondée en 2001, cette plateforme était la pionnière du covoiturage outre-Rhin, avec cinq millions de membres. Grâce à ce rachat et celui de la startup hongroise Autohop, annoncé le même jour, Blablacar devient leader incontesté sur le marché mondial du covoiturage, avec 20 millions d’utilisateurs dans 19 pays.
 
Depuis sa fondation en 2004, sous le nom covoiturage.fr, l’entreprise a connu une croissance fulgurante. Rachetée à son fondateur Vincent Caron par Frédéric Mazzella en 2006, Covoiturage.fr devient leader en France dès 2008 et s’étend à l’Espagne dès l’année suivante, sous le nom de Comuto. Dans ces deux pays, une large communauté d’usagers va alors se développer, permettant à l’entreprise d’y rendre ses services payants.

PAIEMENT EN LIGNE OBLIGATOIRE

La stratégie de Blablacar pourrait se résumer ainsi : se distinguer de la concurrence par la qualité de son service, atteindre une masse critique d’utilisateurs, puis s’octroyer progressivement une commission sur les trajets, une fois le service adopté par une large communauté. Le tout, grâce à l’instauration du paiement en ligne obligatoire

 

Un mode de transaction que Frédéric Mazzella, lui, justifie par la volonté d’améliorer la fiabilité et les garanties du système. Il aurait notamment permis de faire chuter le taux de désistements de 35 % à 4 %, permettant ainsi de dédommager les conducteurs en cas d’absence des passagers.

100 MILLIONS DE DOLLARS

En 2011, covoiturage.fr s’exporte en Grande Bretagne. Dans la foulée, il se rebaptise Blablacar, un mot facilement prononçable dans toutes les langues. S’en suit, en 2012, son implantation en Italie, en Pologne, au Portugal, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Belgique, suivis de l’Allemagne en 2013. Blablacar revendique dès lors 5 millions de membres dans 10 pays.

En 2014, la plateforme lève 100 millions de dollars et s’étend à la Turquie, la Russie et à l’Ukraine. Début 2015, alors que son nombre d’utilisateurs a bondi à 20 millions, elle annonce en janvier son installation en Inde puis, en avril, au Mexique.

Densément peuplés, avec des infrastructures ferroviaires peu développées, mais de plus en plus connectés, ces deux pays pourraient être les nouveaux eldorados de l’entreprise française qui souhaite se développer “partout où il y a des routes et des smartphones”, selon les mots de son président.

Jean-Jacques Valette
Journaliste à We Demain

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