En 2025, vous ne mangerez plus d’œufs de poules élevées en cage

L’association animaliste L214 Éthique & Animaux a lancé une campagne au printemps 2017 dénonçant la maltraitance des poules pondeuses en cage. À cette occasion, un reportage filmé a été tourné dans un élevage industriel de 200 000 poules. La vidéo montre que l’espace de vie est réduit à l’équivalent d’une feuille A4 par poule.
 
Suite à ces révélations, de nombreuses entreprises se sont engagées à exclure les œufs de poules en cage de leur chaîne d’approvisionnement d’ici 2025, au plus tard. Tous les secteurs sont concernés : grande distribution, restauration collective et commerciale, hôtellerie, grossistes, fabricants industriels…
 
Durant l’été, de nombreuses entreprises s’étaient déjà engagées, comme Domino’s Pizza, Courtepaille, Grand Frais ou encore Goûters Magiques (Whaou !, Le Ster, etc.). D’autres ont suivi comme le groupe Andros (Mamie Nova et Bonne Maman), Léon de Bruxelles, Martinet, Devigel, Crescendo Restauration…
 
L’association dresse sur son site une liste de toutes ces sociétés.
 

« Avec les récents engagements de nombreux poids lourds industriels, nous avons aujourd’hui la preuve que l’élevage des poules en cage n’a plus aucun avenir en France. Nous nous approchons enfin de la fin des élevages en cage dont plus personne ne veut : ni les entreprises, ni les consommateurs, ni les animaux », se réjouit Johanne Mielcarek, porte-parole de L214.

Les poules en cage, une situation encore majoritaire

Selon une étude de l’Institut Technique d’Aviculture (ITAVI), en France 68 % des poules pondeuses vivent dans des cages. L214 explique que même dans les filières « plein air » ou bio, les poules vivent dans des espaces extrêmement réduits, avec une densité de 6 à 9 individus par m².
 
L’association dénonce aussi le fait que les poules pondeuses soient tuées au bout de 16 mois, alors que leur espérance de vie est d’environ 8 ans. Tout comme la majorité des poussins mâles de la filière – 50 millions chaque année en France – qui, n’ayant pas d’intérêt économique, sont directement tués.

Certaines start-up agissent déjà pour le bien-être des poules. C’est la cas par exemple de Poulehouse qui commercialise des oeufs n’impliquant aucune souffrance animale et qui a créé un refuge, la Maison des Poules, pour que celles-ci puissent vivre toutes leurs vies.
 
Ce n’est pas la première fois que des enquêtes de L214 ont des effets directs sur les acteurs de l’agroalimentaire. En 2016, l’association diffusait des images dénonçant la violence au moment de la mise à mort des animaux à l’abattoir certifié bio de Vigan dans le Gard : décharges électriques, animaux encore conscient lors de la saignée… Suite à cette vidéo a eu lieu le premier jugement pour des actes de maltraitance et de cruauté commis dans un abattoir. 
 

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