La forêt mosaïque : vive la diversification face au réchauffement climatique
Un technicien forestier territorial de l’ONF vérifie la croissance d’un arbre en zone protégée. Il regarde pour cela le dendromètre, un cercle de métal millimétré, qui s’élargie à mesure que le tronc prend de l’ampleur. Crédit : Florence Santrot.
Diversité des essences, zones en futaie régulière et irrégulière, vieux bois, réserves biologiques, îlots d’avenir… la forêt mosaïque se présente comme la meilleure option pour sauver la forêt française du réchauffement climatique.
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La forêt mosaïque est un concept de gestion forestière qui vise à créer des forêts plus résilientes au changement climatique, aux perturbations naturelles et aux activités humaines. Elle se caractérise par une grande diversité d’essences, de peuplements et de modes de gestion. Pour résumer, l’idée est de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier pour pouvoir garder des options face à un avenir très incertain. Le concept écologique de forêt mosaïque a été adopté par l’ONF (Office national des forêts) depuis quelques années dans l’espoir que le dérèglement climatique ait un impact le moins négatif possible sur les forêts françaises.
L’ONF est le gestionnaire des forêts publiques françaises. Il supervise pas moins de 17 millions d’hectares rien qu’en métropole. Des millions d’hectares qui souffrent durement du réchauffement climatique. Au point de comparer les effets des hausses des températures et de la sécheresse climatique à une véritable tempête. “Le stress climatique, c’est une tempête silencieuse : il fait autant de dégâts mais c’est moins visible. La grande différence, c’est que cette tempête-là ne s’arrête pas”, explique Albert Maillet, directeur forêts et risques climatiques à l’Office national des forêts (ONF). À
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