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Le niveau des océans pourrait monter de plus de 1 mètre d’ici 2100

Les océans montent, deviennent plus chauds et plus acides, ce qui va impacter les écosystèmes marins mais aussi les humains. C’est la conclusion du dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

Le 25/09/2019 par Pauline Vallée
Crédit : Shutterstock
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L’océan se réchauffe, devient plus acide et moins fécond. La fonte des glaciers et des calottes glaciaires entraîne une élévation du niveau de la mer et les phénomènes côtiers extrêmes sont de plus en plus intenses.

Les membres du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat à l’ONU (GIEC) viennent de publier, ce mercredi 25 septembre, leur rapport très attendu (disponible ici en anglais) sur les océans et la cryosphère (portions de la Terre où l’eau est présent à l’état solide, autrement dit sous forme de glace). Et les conclusions sont pour le moins inquiétantes.

Le niveau de la mer a déjà augmenté d’environ 15 cm à l’échelle mondiale au cours du XXe siècle, et cette hausse continue de s’accélérer. Les océans montent désormais d’en moyenne 3,6 mm par an, et devraient continuer à monter, quelque soit le scénario climatique à venir. Dans le cas d’un réchauffement “bien en dessous” de 2°C, le niveau des océans pourrait monter de 30 à 60 cm d’ici 2100. Il pourrait grimper de 60 cm à plus de 1 mètre à la fin du siècle dans le scénario le plus pessimiste.

En se réchauffant, les océans s’acidifient également. La modification de leur environnement perturbe les écosystèmes marins, entraînant leur migration ou leur disparition à plus ou moins long terme.

Parallèlement, les petits glaciers présents notamment en Europe Centrale et dans le Caucase pourraient perdre 80 % de leur masse d’ici 2100 si rien n’est fait pour limiter le réchauffement climatique.

Ces bouleversements auront un impact direct sur la population humaine et son mode de vie. “670 millions de personnes vivant dans des régions de haute montagne et 680 millions vivant dans des zones côtières à faible élévation dépendent directement de ces systèmes” rappelle le rapport.

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