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Convertir les vieilles voitures à l'électrique, ce sera bientôt possible grâce à cette start-up

Par I Publié le 25 Juillet 2016

Pourquoi mettre nos vieilles Titines à la casse quand on peut les faire entrer dans le XXIe siècle ? C'est le pari des quatre fondateurs français de Ian Motion, qui promettent une économie de 6 à 8 tonnes de CO2 par véhicule.


La start-up Ian Motion a l'ambition de "donner une seconde vie aux véhicules afin d'éviter leur mise à la casse". (Crédit : capture d'écran du site Ian Motion)
La start-up Ian Motion a l'ambition de "donner une seconde vie aux véhicules afin d'éviter leur mise à la casse". (Crédit : capture d'écran du site Ian Motion)

Le 1er juillet, la ville de Paris interdisait les véhicules mis en circulation avant 1997. Un drame pour les amateurs de voitures anciennes, qui n'auront désormais plus le droit de les utiliser dans la capitale. Mais une start-up française a peut-être trouvé la parade : installer un moteur électrique dans nos vieilles Titines.

Créée en juin dernier par quatre ingénieurs de l'industrie automobile, Ian Motion – c'est son nom – a l'ambition de "donner une seconde vie aux véhicules afin d'éviter leur mise à la casse", explique Laurent Blond, l'un de ses cofondateurs. Pour lui, jeter une voiture fonctionnelle afin d'acheter un véhicule électrique n'a "aucun sens d'un point de vue écologique" car la fabrication de ce dernier émettra entre 6 et 8 tonnes de CO2, sans compter le gaspillage de matériaux.


Kits tout-en-un

Les ingénieurs de Ian Motion ne sont pas les seuls à avoir eu cette idée. Plusieurs mécaniciens amateurs ont déjà réussi à convertir leurs véhicules et racontent leurs expériences sur Internet. Dans le même temps, des premières boutiques proposant des kits tout-en-un ont font leur apparition en Europe.

Des solutions qui ne satisfaisaient pas complètement les quatre ingénieurs. "
Ces kits partent d'une bonne idée mais ils sont génériques et donc pas optimisés pour chaque véhicule", constate Laurent Blond. D'autant qu'il faut de bonnes connaissances en mécanique et en électricité pour les installer. Avec son entreprise, l'ingénieur espère aussi régler un autre problème : l'homologation. Un "véritable casse-tête en France où il faut parfois aller jusqu'à demander l'autorisation du constructeur".


Une Austin Mini de 1989. (Crédit :  RL GNZLZ/Flickr)
Une Austin Mini de 1989. (Crédit : RL GNZLZ/Flickr)

Pour convertir son premier modèle, Ian Motion a jeté son dévolu sur une Austin Mini de 1989. Une voiture légère, pour laquelle de nombreuses pièces détachées sont disponibles sur le marché. Dans un premier temps, l'entreprise se spécialisera exclusivement sur ce modèle. L'objectif : convertir entre trente et quarante Mini par an.


150 km d'autonomie

Mais si la Mini présente l'avantage d'être légère, elle manque de place pour abriter des batteries. Équipé d'un pack de batteries à l'avant et d'un autre à l'arrière, le premier modèle de Mini Ian Motion n'aura qu'une autonomie de 150 km. On est loin des 560 km d'une Tesla Modèle S, mais cela suffit pour une citadine, estime Laurent Blond, qui précise que ce véhicule pourra être rechargé sur les bornes de type Autolib.

L'ingénieur n'entend pas pour autant s'arrêter là. "La taille des batteries diminue chaque année, alors nous avons espoir de pouvoir augmenter ce chiffre". Combien coûtera cette voiture ? "Un peu moins de 40 000 euros en incluant sa peinture et son nouvel intérieur, soit la moitié d'une Tesla. Mais ça baissera ensuite selon notre volume de vente."

Confiants dans l'avenir, les quatre ingénieurs de Ian Motion affirment avoir déjà attiré plusieurs investisseurs. Un mois seulement après la création de leur entreprise sans aucune publicité.






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