Paul Watson libéré : le combat continue
Après 149 jours de détention, le Danemark a décidé de ne pas extrader Paul Watson au Japon. Crédit : paul watson foundation.
Publié par Florence Santrot | Mis à jour le
Après cinq mois de détention au Groenland, Paul Watson, figure iconique de la défense des océans, retrouve la liberté. Une victoire contre l’extradition vers le Japon, mais surtout un épisode qui a remis la chasse à la baleine au cœur du débat mondial.
“C‘est bon d‘être dehors après cinq mois et de pouvoir rentrer à la maison pour Noël.” Les premiers mots de Paul Watson claquent dans une vidéo postée par la fondation qui porte son nom. Ce mardi 17 décembre, face au vent glacé du Groenland, où il était détenu depuis le 21 juillet dernier, le militant américano-canadien salue la fin de sa captivité. Sur son visage, on lit plus que jamais toute cette détermination qui fait sa renommée depuis plus de quarante ans.
Le Danemark, pays souverain en matière judiciaire sur ce territoire autonome du Groenland, a tranché après 149 jours de détention pour l’homme de 74 ans. L’extradition demandée par le Japon est rejetée. Une décision à forte portée symbolique. Car il ne s’agit pas seulement d’une bataille légale mais d’un affrontement global entre deux visions du monde : celle d’une protection radicale des océans et celle d’une industrie baleinière qui persiste à se prétendre scientifique.
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