Que ce soit à la maison ou ailleurs, l’activité professionnelle a un coût carbone lié aux dépenses énergétiques de chauffage, d’éclairage, à l’entretien des locaux mais aussi à l’usage du numérique…
De fait, plus un lieu est occupé, plus les équipements et infrastructures sont mutualisés, plus l’empreinte carbone est faible. Dans les espaces de co-working, la dépense énergétique annuelle d’un co-workeur est de 0,5 à 0,8 kWh par an, soit 3 à 5 fois moins que dans un bureau traditionnel !
Mais que représente l’économie réalisée sur nos trajets ? En 2020, la généralisation du télétravail, a fait chuter de 69 % nos déplacements et les distances parcourues de 39 %, passant de 9 km à 5,5 km grâce à la réduction des trajets pendulaires (93 %) le jour de télétravail. Cette “démobilitée” a des effets favorables sur la congestion et les émissions de gaz à effet de serre et polluants.
Travailler à la maison est donc une bonne option écologique à condition toutefois de ne pas se suréquiper (acheter du matériel neuf : fabrication, acheminement, fin de vie… cela représente selon l’Ademe 45 % des GES de l’industrie numérique), avoir une connexion Wifi (moins énergivore que la 4G), d’opter pour la sobriété dans le choix de ses logiciels et de ne pas travailler à distance comme en présentiel.
L’usage du numérique est responsable de 3,7 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit plus que le trafic aérien mondial ! Mais la banalisation des visioconférences alourdie ce coût : comptez 1g EqCO2 par minute et par participant ! Ainsi, pour 90 minutes de réunion virtuelle avec 10 personnes, comptez près d’un kilo d’équivalent CO2 émis, l’équivalent d’un mois de chauffage au gaz d’un appartement ! Ce score est trois fois moins lourd en se contentant de l’audio.
Ainsi entre les deux options, le télétravail reste la meilleure à condition de garder une vigilance sur les nouveaux usages qu’il créé. Selon l’ADEME les semaines des télétravailleurs sont plus longues que celles des autres travailleurs : 5,47 jours par semaine contre 4,8 pour le reste des actifs, selon l’Ademe. Un coût carbone forcement en plus…
Cette série est réalisée grâce au soutien de Mint, une entreprise engagée.