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On a testé Virtual Room, le premier escape game en réalité virtuelle

Entre scepticisme et excitation, nous avons testé à Paris la première expérience virtuelle inspirée des jeux d’évasion, qui consistent à s’échapper d’une pièce en résolvant des énigmes.

Le 11/09/2017 par Sofia Colla
Entre scepticisme et excitation, nous avons testé à Paris la première expérience virtuelle inspirée des jeux d'évasion, qui consistent à s'échapper d'une pièce en résolvant des énigmes.
Entre scepticisme et excitation, nous avons testé à Paris la première expérience virtuelle inspirée des jeux d'évasion, qui consistent à s'échapper d'une pièce en résolvant des énigmes.

Le premier escape game en réalité virtuelle, Virtual Room, a ouvert ses portes à Paris il y a huit mois. Mais que vaut cette simulation inspirée d’un jeu — lui bien réel – qui consiste à s’échapper d’une pièce en résolvant des énigmes ?
 
Sur les conseils du créateur de Virtual Room, nous avons constitué une équipe de quatre issue de la rédaction de We Demain. Aucun de nous ne s’est vraiment renseigné sur le sujet, pour que la surprise soit totale.
 
Dans notre petit groupe, certains sont sensibles à l’univers des gamers, d’autres n’ont jamais enfilé un casque de réalité virtuelle (VR). Entre scepticisme et excitation, nous nous rendons rue de Turenne, dans le quartier de Bastille, à Paris. 

Un jeu collaboratif

Mathilde, accompagnée de Vincent, l’un des deux créateurs du jeu, nous accueillent. Ils nous expliquent le concept : munis d’un casque HTC Vive et de deux manettes, nous allons jouer ensemble. Ce jeu a beau être virtuel, la dimension collaborative y est centrale, loin de l’image du joueur solitaire avec son masque sur le nez, complètement coupé du monde.
 

« Si personne ne s’entraide, ça ne fonctionne pas. Vous êtes obligés d’échanger pour que ça marche », raconte Vincent Kawnick, l’un des fondateurs de Virtual Room, spécialiste de la VR et fondateur du studio Monsieur K..

 
Virtual Room s’inspire des escape game, ces jeux où les participants ont une heure pour résoudre une énigme et sortir de la pièce, mais la finalité n’est pas exactement la même. Ici, quoiqu’il arrive, on arrive au bout de l’aventure.
 

« On ne voulait pas faire quelque chose de punitif », poursuit Vincent Kawnick.

Voyage temporel

Le début de l’expérience, pourtant, n’est pas des plus conviviaux. Chacun de nous est conduit dans une petite pièce d’environ 9 mètres carrés. Mathilde nous règle les masques, les casques audio équipés d’un micro et nous fournit des manettes qui remplaceront nos mains pendant l’expérience.
 
En quelques secondes, nous nous retrouvons tous les quatre dans le futur, en 2217 ! Nous oublions tout de suite que nous sommes dans des pièces séparées : nous pouvons nous parler, comme si nous étions les uns à côté des autres.
 
Équipés d’une armure, nous prenons connaissance de la mission : sauver le monde, tout simplement. Pour cela, nous allons entreprendre un voyage dans le temps, à travers différentes époques.
 

« Chacun aime des choses différentes. Avec ce voyage dans le temps, c’est facile : on peut se téléporter dans pleins d’époques différentes et ça va forcément vous toucher à un moment », assure Vincent.

Nous voilà plongés dans cet univers virtuel, mélange d’énigme, d’arcade et d’adresse. Les décors sont immersifs et le jeu fluide. L’expérience de game play fonctionne, quelles que soient nos appétences respectives pour le jeu vidéo. À défaut d’être extrêmement pointue, l’intrigue permet d’envisager le potentiel des jeux en VR.
 

« J’ai fait joué ma grand-mère, c’était surprenant. Elle n’a pas tout compris à ce qu’elle a vu, mais elle a quand même passé un bon moment. Elle a voyagé », raconte Vincent.

Une expérience immersive

Le voyage dure environ 45 minutes, mais on ne voit pas le temps passer.
 

« Les gens pensent qu’ils sont restés un quart d’heure, poursuit Vincent. C’est notre problème, c’est qu’on perd toute notion du temps quand on est dedans et ça passe hyper vite. »

Notez, si l’envie vous prend de tester ce jeu, que l’équipe de Virtual Room peut vous observer pendant que vous jouez. « On voit de tout, s’amuse Vincent. Il y en a un qui a voulu s’asseoir sur un élément du décor… Il est tombé par terre. » Preuve qu’on oublie vite qu’il s’agit d’un monde virtuel…

Le niveau 2 du jeu, qui devrait voir le jour début 2018, sera plus compliqué, assure Vincent. En attendant, on peut tester cette première aventure à Bruxelles, Marseille, Nantes, Genève ou Pornichet. Et bientôt à Sidney, Singapour et Los Angeles.

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