Pour sauver l’homme face à l’intelligence artificielle, Musk veut connecter nos cerveaux

Après avoir inventé le train supersonique Hyperloop, développé le tourisme spatial ainsi que les voitures autonomes et avoir rendu une île du Pacifique autosuffisante en énergie, Elon Musk veut aujourd’hui faire fusionner l’homme et la machine. Pour cela, il lance une nouvelle start-up : Neuralink.

Inquiet de la menace que pourrait représenter les Intelligences Artificielles (I.A) fortes, le patron de Tesla et SpaceX avait déclaré qu’elles pourraient potentiellement « être plus dangereuses que des bombes nucléaires »En 2016, il avait également déjà évoqué son ambition d’éviter que l’homme ne devienne « l’animal domestique«  de l’I.A lors de la Code Conference.

L’humanité n’en est pas encore là, même si de plus en plus d’emplois manuels et intellectuels, comme ceux des traders, sont remplacés par des machines.

Sauver l’humanité de sa déchéance

Son nouvel objectif est donc d’éviter que l’homme ne soit concurrencé par les machines en fusionnant l’intelligence biologique et l’intelligence numérique. Selon le milliardaire, ce n’est pas de la science-fiction. Ce sera bientôt réalisable grâce à un « cordon neuronal ». En clair, un implant révolutionnaire qui reliera nos cerveaux aux machines.  
 
Aujourd’hui, les communications homme-machine sont beaucoup trop lentes selon Elon Musk. En effet, que ce soit grâce à un clavier, une souris ou un écran tactile, elles sont de l’ordre de dix bits par seconde, alors que les machines peuvent communiquer entre elles à une vitesse de mille milliards de bits par seconde.
 
Elon Musk n’a pas encore dévoilé beaucoup de détails à propos de Neuralink. Cependant, selon le Wall Street Journal, ce cerveau augmenté pourrait permettre de « télécharger ses pensées » et pourrait être utile contre l’épilepsie, la dépression ou Parkinson. Ce projet serait réalisable en quatre ou cinq ans. 

https://twitter.com/elonmusk/status/846580443797368832

Le milliardaire sud-africain a annoncé sur Twitter qu’il donnerait plus d’informations dans un article qui paraîtra la semaine prochaine sur le blog waitbutwhy.com.

Est-ce seulement possible ? Si oui, nous n’aurons plus besoin d’un casque d’électrodes, difficile à porter en public, pour contrôler le robot Baxter.

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