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Une solution de recyclage pour les batteries de vélos et trottinettes

Un éco-organisme, Screlec, lance une offre proposant aux particuliers, aux collectivités et aux industriels de recycler les batteries des petits véhicules individuels électriques.

Le 16/10/2020 par Sofia Colla
Les batteries des vélos ou trottinettes électriques sont très polluantes et peu collectées. (Crédit : Shutterstock)
Les batteries des vélos ou trottinettes électriques sont très polluantes et peu collectées. (Crédit : Shutterstock)

Les solutions de mobilité douce se multiplient. Vendues comme plus respectueuses de l’environnement, elles ne sont pas toujours si écolo qu’elles en ont l’air. Que ce soient les vélos ou les trottinettes électriques en libre service, ces engins sont souvent jetés sur le bas côté de la route, voire, pire, dans les rivières. De fait, leur durée de vie est bien souvent écourtée.

À lire aussi : La trottinette électrique est-elle vraiment écolo ?

L’éco-organisme Screlec s’est lancé le défi de recycler les batteries de ces appareils. Déjà en charge de collecter les piles, les cartouches d’impression professionnelles et les accumulateurs portables en fin de vie, l’entreprise propose une nouvelle offre “E-mobilité” dédiée aux “engins de déplacement personnels motorisés”, c’est-à-dire les vélos, les trottinettes, voire les scooters, mais aussi les skateboards électriques, les draisiennes ou encore les gyropodes. 

Il y a une difficulté pour organiser la collecte et le recyclage de ces produits “dont la diffusion a explosé avec la mobilité électrique, et il y a une demande à la fois des fabricants et des collectivités locales”, explique le directeur général de Screlec, Emmanuel Toussaint Dauvergne, à BFM .

Des matériaux polluants

L’éco-organisme prend de l’avance et anticipe une probable évolution de la réglementation. En effet, la loi du 10 février 2020 contre le gaspillage et pour l’économie circulaire prévoit d’appliquer, à partir du 1er janvier 2021, le principe du polleur-payeur à de nouveaux secteurs. Cela inclut les “équipements électriques et électroniques ménagers”, dont les producteurs seront dans l’obligation de financer la fin de vie. Les engins de petite mobilité électrique ne sont pour l’instant pas concernés.
 
Le problème est d’autant plus complexe que les batteries de ces derniers sont équipées de la technologie lithium-ion, qui peut s’avérer dangereuse dans le cas d’un stockage prolongé.
 
Screlec anticipe et propose de collecter ces appareils en fin de vie auprès des particuliers, des collectivités ou des industriels. Pour le moment, quatre entreprises ont adhéré au programme, qui débutera d’ici la fin de l’année.
 
L’éco-organisme a cependant déjà réalisé des opérations ponctuelles. Résultat : 30 tonnes de batterie ont été collectées et recyclées jusque maintenant. “Notre perspective pour 2021 serait d’atteindre les 50 tonnes”, anticipe Emmanuel Toussaint Dauvergne, directeur général de la Screlec, cité par le média Natura Sciences 
 
Aujourd’hui, le recyclage des ces petits engins électriques consiste à extraire les différents métaux contenus dans leurs batteries pour qu’ils soient réutilisés. Pour aller plus loin, l’éco-organisme réfléchit à la façon de leur donner une seconde vie. Il prévoit aussi de remédier aux incivilités, en ramassant les trottinettes jetées dans l’eau ou les vélos abandonnés dans les décharges sauvages.

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