Jane Goodall
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Jane Goodall : “Je garde espoir dans une nouvelle alliance entre les humains et les écosystèmes”

Jane Goodall sur le lac Tanganyika, au large du parc national de Gombe, en Tanzanie. (Crédit : Michael Christopher Brown)

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Écrit par Frederic Joignot

À 87 ans, Jane Goodall, dont les travaux sur les chimpanzés ont bouleversé à jamais notre manière de considérer les animaux, fait preuve d’un enthousiasme confondant et continue d’espérer changer le monde.

En 2002, elle a été nommée messagère de la Paix auprès des Nations unies. Fin octobre, Jane Goodall et Doug Abrams ont publié chez Flammarion : Le Livre de l’Espoir. Enfin, le 1er décembre, elle sera à l’affiche du film de Cyril Dion, Animal.

Cet article a initialement été publié dans WE DEMAIN n°35, paru en août 2021. un numéro toujours disponible sur notre boutique en ligne.

WE DEMAIN : Vous écrivez un Livre de l’espoir. Pourtant le réchauffement planétaire s’aggrave, partout les écosystèmes se dégradent. Quels événements heureux vont donnent confiance en l’avenir ?

Jane Goodall : L’extraordinaire capacité de résilience de la nature est une bonne raison d’espérer. Elle est fondamentale. Elle se voit partout. Regardez les grandes étendues de béton, eh bien, on y voit apparaître des fleurs, des herbes vivaces, qui poussent dans les interstices. La nature reprend ses droits dès qu’elle le peut, elle renaît, elle résiste. Il existe une véritable pugnacité des plantes, qui vient du fond des temps. Elle nous survivra, à nous, les humains…

L’histoire du pin de Wollemi me semble symbolique de cette incroyable force de vie. Ce sont des arbres qui vivaient dans un canyon isolé du parc des Blue Mountains [en Australie, ndlr] quand, en 1994, un gardien les remarque. Ils ne ressemblent à aucun arbre connu ! Il montre leurs feuilles à des botanistes, qui n’arrivent pas à les identifier, jusqu’au jour où ils les trouvent identiques… à une empreinte fossile vieille de 200 millions d’années ! Ces pins Wollemi, dont certains avaient 1 000 ans, descendaient d’une espèce vivant au Jurassique. Ils ont survécu pendant tout ce temps, ils ont traversé les 17 glaciations du quaternaire. On m’a donné une feuille de l’un d’entre eux comme un symbole d’espoir…

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