Pollution, disparition… comment bien choisir son saumon ?
Fumage, tranchage, labels… Comment bien choisir son saumon ? (Crédit : Shutterstock)
Publié par Gilles Luneau | Mis à jour le
Jusqu’aux années 1950, le saumon symbolisait l’eau pure des torrents et océans, une nourriture saine. Depuis, la pollution de la nature et le cloaque chimico-excrémentiel de la pisciculture ont sapé la santé des poissons, et la nôtre. Le saumon d’élevage est truffé de molécules néfastes et le sauvage est en voie de disparition. Voici quelques conseils pour bien le choisir.
De 12 000 tonnes en 1980 à 2,6 millions en 2019. En quarante ans, la consommation mondiale de saumon a été multipliée par… 217 ! La pêche n’a pas suffi à en faire le poisson préféré des Français. Qui de la salmoniculture ou des modes alimentaires mondiales est responsable de cette inflation qui a propulsé le saumon au rang de commodité, comme on dit en Bourse ? Une certitude : plus de la moitié du saumon qui compose nos brunchs et sushis est élevé en Atlantique, celui du Pacifique (coho, chinook, kéta…) complétant l’offre.
La surpêche, aussi bien en mer qu’en rivière, l’aménagement des cours d’eau, l’empoisonnement des juvéniles par les pesticides, le co-capturage lors des coups de filet visant d’autres espèces, ont eu raison des populations sauvages de saumon de l’Atlantique. La Fondation pour le saumon de l’Atlantique nord (NASF) estime qu’elles ont diminué de 70 % depuis 2000. La situation est plus contrastée pour les espèces du Pacifique, mais elles déclinent aussi. Ailleurs, c’est simple, pas de saumon.
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