Bénévoles : ces indispensables qui font tourner la France
La France compte 61 millions de bénévoles. Crédit : Photo Feats / stock.adobe.com. - © Photo Feats - stock.adobe.com
Publié par Armelle Oger | Mis à jour le
Justice, éducation, santé, culture… Les bénévoles œuvrent dans toutes les strates de la société. 21 millions d’indispensables. Sans lesquels la France s’arrêterait. Aujourd’hui plus souvent jeunes que retraités, beaucoup se revendiquent “activistes”. Et décidés à faire émerger un monde nouveau.
Aucune convergence a priori entre les courses hippiques, le Shift Project (think tank sur la transition écologique de Jean-Marc Jancovici), l’accompagnement des malades souffrant de troubles psychiques, un club de foot, le festival des Vieilles Charrues, le premier immeuble solidaire à Wervicq (Nord), les Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) 2024 ou la visite de Notre-Dame de Paris. Il existe pourtant un point commun dans cet inventaire à la Prévert : les bénévoles !
Parlons chiffres. On en recense 6 000 pour animer les 233 hippodromes français, 30 000 pour faire avancer la cause climatique chez les shifters, 1 800 pour soutenir les familles de l’Unafam (Union nationale de familles de malades et handicapés psychiques), 7 200 pour faire vibrer le rendez-vous breton des musiques actuelles. Sans oublier les 45 000 volontaires au bob rayé rose des JOP, les 400 000 bénévoles des 12 000 clubs de foot et les 1 000 guides de la Communauté d’accueil des sites artistiques et religieux (Casa) qui éclairent les visiteurs dans la redécouverte de la cathédrale. Une liste non exhaustive !
21 millions de bénévoles en France
En France, les bénévoles sont plus de 21 millions. Leur communauté altruiste œuvre dans des associations, des collectifs, des “réserves” ou simplement en solo. Pour le meilleur – quand ce n’est pas pour pallier le pire –, on les trouve à l’école, à l’hôpital, dans les tribunaux, sur scène ou dans la rue.
Une armée d’invisibles toujours plus nombreux, au point que certains exigent une meilleure reconnaissance de ces engagés volontaires pour le bien commun, redoutant qu’ils ne soient surutilisés au détriment des salariés. Avec le risque, en filigrane de “cet élan joyeux au service de tous et toutes” comme le décrit le Cese (Conseil économique, social et environnemental), d’assister à un désengagement des pouvoirs publics.
Madeleine Faudet, 14 ans bénévole au secours populaire de Bordeaux
“Même si nous sommes des enfants, on nous écoute, on peut faire des choses, en proposer d’autres. Et il y a une très bonne ambiance ! Nous vendons, à prix solidaires, des livres de seconde main. Avec un stand qui propose des marque-pages, des origamis faits par les Copains du Monde. On récupère des sous et, surtout, ça permet de parler avec les passants. C’est ce que j’aime dans les collectes
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