Créée entre autres par Greenpeace, Biocoop et la banque éthique La Nef, Enercoop assure un approvisionnement en énergie 100 % renouvelable. En dix ans, elle a généré dix coopératives régionales et travaille désormais avec cent producteurs locaux indépendants. Un système de circuits courts qui garantit à ses 25 000 clients la réinjection à hauteur de 57,5 % des bénéfices perçus dans de nouveaux projets.
Pour 100 euros, on acquiert une part de la coopérative et on est invité à participer aux assemblées générales. Au fur et à mesure que la coopérative grandit, ses tarifs sont de plus en plus compétitifs face à EDF. Comptez aujourd’hui de 6 à 7 euros de plus par mois sur la facture d’électricité.
Je place mon épargne dans un projet citoyen
Placer son épargne dans un fonds d’investissement, d’accord mais pas n’importe lequel ! L’association énergie partagée garantit que votre argent servira à produire de l’énergie verte. Le projet est financé par le fonds soit partiellement (c’est le cas du parc éolien citoyen de Béganne en Bretagne, capable depuis l’été 2014 de couvrir les besoins de 8 000 foyers hors chauffage), soit totalement. L’association offre aussi accompagnement et conseil.
En Auvergne, Isabelle en a bénéficié :
Depuis sa création en 2010, énergie partagée a investi 5 millions d’euros dans le photovoltaïque, l’éolien ou la méthanisation. L’investissement du particulier se fait sur dix ans pour une rémunération de 4 % par an environ.
J’investis grâce au financement participatif
Le crowdfunding aussi se met au service des énergies renouvelables. Des plateformes comme Lumo ou Lendosphère sont désormais autorisées à rémunérer les prêts. On peut y prêter son argent à des porteurs de projets, avant de se faire rembourser avec intérêts. Sur Lumo, on acquiert des obligations, avec Lendosphère, on souscrit à un contrat de prêt.
Marie vit à Paris. Elle a engagé 1 000 euros pour la maintenance d’une éolienne en Picardie :
Lancé il y a un an, Lendosphère revendique déjà 1,3 million d’euros prêtés.
Je bâtis ma propre installation
Partout en France, des réseaux se développent pour former les citoyens à l’autoconstruction de chauffe-eau solaire, de panneaux solaires ou d’éoliennes. L’utilisateur connaît bien l’engin qu’il a construit et sait assurer son entretien.
Certaines installations se révèlent très performantes. C’est le cas des éoliennes fabriquées lors des stages Ti’éole. Pour en construire une, mieux vaut vivre à la campagne : 18 mètres de terrain sont nécessaires pour la coucher lors de sa maintenance.
En ville, où les immeubles cassent le souffle du vent, ces engins offrent un piètre rendement. Parisien, Martin a pourtant décidé de suivre un stage Ti’éole :
Attention, seules les éoliennes fournies et posées par une entreprise donnent droit à un crédit d’impôt.