Depuis trois semaines, Paris dispose de son premier frigo solidaire. Installés dans des lieux publics, ces réfrigérateurs ouverts à tous permettent aux habitants et commerçants d’un quartier de déposer leurs surplus alimentaires et, à ceux qui en ont besoin, de venir s’y servir gratuitement.
À l’origine du projet, le restaurant La Cantine du 18, situé dans le 18e arrondissement de Paris, et deux associations de l’économie sociale et solidaire : Cap ou pas Cap ? et Le Carillon.
Un jour, après son service, Dounia Mebtoul, propriétaire de la Cantine du 18 avec sa mère, tombe sur un article sur le Brixton Fridge, à Londres, l’un de de ces frigos ouverts à tous.
Après quelques recherches, elle découvre que de nombreuses villes, telles Berlin, Bruxelles ou encore Bilbao, ont déjà mis en place des frigos solidaires.
Et s’interroge : “Comment se fait-il que Paris n’en ai toujours pas un ?”
En France, les villes de Marseille, Nantes et Metz disposent déjà du leur.
Une semaine plus tard, alors que Le Carillon commence une campagne auprès des commerçant du dix-huitième arrondissement de Paris, Dounia Mebtoul en profite pour leur parler de ce projet. Intéressée, l’association décide de faire appel à Cap ou pas Cap ?, qui a installé fin décembre 2016 un garde-manger communautaire dans le 12e arrondissement. Ensemble, ils inaugurent ce premier réfrigérateur le 8 juin à La Cantine du 18.
Un projet bien accueilli par les riverains
Situé à l’extérieur du restaurant, le frigo est entretenu par l’équipe de ce dernier, qui y dispose ses propres surplus alimentaires. De son côté, Le Carillon assure une collecte auprès des commerçants pour récupérer leurs invendus et enrichir le contenu du frigo.
Pour les riverains qui souhaitent faire don de denrées, quelques règles sont à respecter : pas de plats cuisinés ou entamés, pas de viande et de poisson, ni d’alcool. Les aliments déposés doivent être emballés et ne doivent pas être périmés.
Selon Dounia Mebtoul, le projet a été très bien accueilli par les clients du restaurant, les habitants du quartier et les commerçants :
Si les personnes dans le besoin ne se sont pas manifestées au début du projet, la situation change depuis une semaine et le frigo solidaire, peu à peu, se vide. Il contribue ainsi à créer “une zone d’échange” conviviale entre habitants d’un même quartier.