Douze ans après avoir donné naissance à un potager singulier, Didier Helmstetter ne cesse d’être étonné de son succès, devenu un vrai phénomène. “Quand monéditrice m’a annoncé que mon livre allait être tiré à 5 000 exemplaires, je redoutais qu’ils finissent au pilon.Un mois après la sortie, elle m’a appelé pour me dire : ‘Vous venez d’entrer dans le cercle très fermé des auteurs de best- seller.’” En mars dernier, soit sept ans plus tard, est sortie une nouvelle version du Potager du paresseux.
Dans ce livre vendu à plus de 70 000 exemplaires, le transat est présenté comme le maître outil de ce jardinier pas comme les autres. Le fruit d’une aventure éditorialo-potagère débutée en 2016 sur YouTube, quand Didier entreprend de publier des vidéos exposant sa démarche. À savoir, produire un maximum de légumes sans engrais ni pesticide, et sans se fatiguer. Donc sans travailler le sol, en le laissant vivre sous une épaisse couche de foin – c’est la caractéristique première de sa pratique qu’il a baptisée “phénoculture”. Inspiré par la nature et la science, cet Alsacien est devenu un ingénieux paresseux par nécessité.