Synonyme de vacances, l’été est aussi la période des petits boulots pour des milliers de jeunes en France. Mais la recherche d’un travail peut s’avérer difficile, spécialement quand on est mineur. Dans cette optique, le réseau Coopérer Pour Entreprendre a importé le concept canadien des Coopératives Jeunesse de Services (CJS) en France en 2013.
Le principe ? Permettre à des jeunes de 15 à 19 ans de créer leur entreprise pour proposer leurs services et décrocher plus facilement des petits boulots. Accompagnés de deux animateurs et avec le soutien des collectivités locales, ces adolescents définissent ensemble différents services (bricolage, ménage, jardinage…) qu’ils proposent ensuite aux habitants et aux entreprises locales.
Gouvernance partagée et compétences acquises
Quand ils ne sont pas sur le terrain, les coopérants se réunissent en conseil d’administration. Selon le principe du “une personne, une voix”, ils se répartissent en trois comités autour des principales fonctions de l’entreprise : marketing, finances et ressources humaines. Les adolescents doivent tout gérer eux-mêmes.
Des conditions réunies pour développer chez eux l’engagement citoyen et l’esprit d’initiative mais aussi pour acquérir de réelles compétences, remobilisables par la suite.
Une rémunération nette moyenne de 225 euros sur 2 mois
A la fin de l’été, les adolescents se partagent les gains récoltés. Pour ce faire, les coopérants établissent ensemble les règles de répartition soit basées sur un salaire égalitaire, l’implication ou le temps de présence de chacun. En moyenne, chacun peut percevoir une rémunération nette moyenne de 225 euros sur 2 mois.
Aujourd’hui, on compte près d’une cinquantaine de CJS en France, notamment en Bretagne et Pays de la Loire. 420 jeunes coopérants se sont déjà lancés dans l’aventure. Le double est espéré à l’horizon 2020.