Densité des espaces verts, protection de la biodiversité, budget alloué à la végétalisation… Autant de critères qui rentrent en compte dans le palmarès des villes vertes françaises, publié tous les trois ans par l’Observatoire des villes vertes, qui réunit l’Union nationale des entreprises du paysage et Hortis, l’association regroupant les responsables de la nature en ville.
Si Strasbourg, qui occupait la troisième place lors du dernier palmarès de 2017, n’apparaît plus dans le classement des 10 villes les plus vertes en 2020, Angers et Nantes conservent leurs première et deuxième place. C’est Metz, absente du classement il y a trois ans, qui se hisse à la troisième place. À la suite du trio de tête : Amiens, Lyon, Poitiers, Rennes, Caen, Nancy et Brest.
Plus d’investissements dans les espaces verts
Le palmarès dévoile aussi que l’investissement en faveur des espaces verts des 50 plus grandes villes de France est en légère hausse. En effet, les communes dépensent 76 euros par habitant et par an pour développer les espaces verts, un chiffre qui a augmenté d’1,50 euro par rapport à 2017. C’est la ville de Nantes qui a le plus investi depuis 2017 dans ses chantiers de végétalisation : 41 millions d’euros par an.
En moyenne, la surface par habitant dédiée à ces espaces est de 51m2, soit 3m2 de plus par rapport à il y a trois ans. Aussi, les villes développent leur patrimoine vert, Nice a par exemple planté près de 10 300 arbres depuis 2017.
La végétalisation des villes
Les villes s’engagent aussi en proposant aux citoyens de participer à la végétalisation de leur territoire. Près de trois quarts des plus grandes villes françaises délivrent des permis de végétaliser qui permettent aux habitants de s’approprier des petits bouts de l’espace public : installer des bacs de plantes, semer sur les trottoirs, faire pousser des fleurs au pied des arbres…
Par exemple, la ville de Tourcoing a lancé l’opération “Vert en ville” et propose à ses habitants de végétaliser leurs murs en fournissant les plantes adaptées au milieu urbain.
Le développement de la nature en ville est ainsi un moyen d’y préserver la biodiversité, notamment grâce à l’interdiction, depuis 2017, d’utiliser des produits phytopharmaceutiques. Depuis, des alternatives ont été mises en place : par exemple, 68 % des villes font pâturer des animaux pour entretenir les espaces verts. C’est presque deux fois plus qu’il y a deux ans !
Des efforts restent à fournir. Vous aussi vous pouvez agir et proposer vos idées à vos élus en vue des élections municipales grâce à la plateforme “Vos idées vertes”.